Fiat : la vita è bella
Le 24 octobre 2007 par Rédaction L'Usine Nouvelle
Le groupe automobile italien a relevé ses prévisions de résultats pour 2007 à près de 2 milliards d'euros après un solide troisième trimestre, marqué par le succès de la Fiat 500.
Fiat renoue avec la rentabilité. Après des années noires au début de la décennie - 2004, annus horribilis avec une perte d'exploitation d'1 milliard d'euros -, le constructeur automobile poursuit sur sa lancée de 2006. Le groupe industriel italien a ainsi relevé ses prévisions de résultats pour 2007 après de solides résultats au troisième trimestre : 454 millions d'euros contre 200 millions d'euros un an plus tôt.Le bénéfice courant, principal indicateur de la gestion industrielle, a atteint 745 millions d'euros (+75%), au dessus des estimations des analystes qui attendaient un bénéfice compris entre 602 et 738 millions d'euros. Même tendance pour le chiffre d'affaires, qui grimpe de 17,4% à 13,9 milliards d'euros.
La firme de Turin vise désormais un bénéfice net pour 2007 compris entre 1,8 milliard et 1,9 milliard d'euros, contre 1,6-1,8 milliard précédemment, et un bénéfice courant entre 2,9 et 3 milliards d'euros, contre 2,5-2,7 milliards auparavant.
Tous ces bons chiffres s'expliquent par les succès commerciaux de Fiat Group Automobiles, qui regroupe les marques Fiat, Lancia, Alfa Romeo et les véhicules commerciaux légers. Le symbole de cette réussite est la Fiat 500, figure de proue du renouveau de la marque piémontaise. Lancé en juillet, elle a déjà enregistré 90 000 commandes.
S'ajoutent également les bonnes performances des deux marques de prestige du groupe, à savoir Maserati et Ferrari. Tirée par le succès de sa Quattroporte, la marque au trident affiche une hausse de 33% de ses ventes et un bénéfice pour le deuxième trimestre de suite tandis que la marque au cheval cabré a accru ses ventes de 11% pour un bénéfice courant en hausse de 47%.
Philippe Roger

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