Fiat fait du chantage à la productivité
Par Anne Léveillé - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3199Pour préserver leur usine, et donc leurs emplois, les salariés de l'usine de Pomogliano (Naples) ont été 62,2 % à accepter de modifier leurs conditions de travail. Suite à un référendum proposé par la direction, la majorité des ouvriers serait prêt à augmenter les rotations pour travailler 24 h/24, 6 jours/7, à réduire les temps de pause et à accepter des sanctions en cas d'absentéisme non justifié. En échange, Fiat s'engagerait à investir 700 millions dans le site pour y relocaliser la production de la Panda, aujourd'hui fabriquée, avec la Fiat 500, dans l'usine ultra-moderne de Tychy en Pologne. Sergio Marchionne, le PDG de Fiat, n'a pas encore donné son accord. Selon lui, les 37,8 % de « réfractaires » rendraient, à terme, l'usine italienne incontrôlable. Les négociations avec le syndicat hostile au projet ont donc repris. Ryszard Buszal, le vice-président du syndicat majoritaire de Tychy, défend le taux de charge de son site, en déclarant que, contrairement aux ouvriers polonais, « les Italiens seront culturellement incapables d'accepter les conditions de travail imposées par la direction ».











