Fiat contraint de réintégrer trois salariés licenciés
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Un syndicat refuse la flexibilité made in Fiat Les salariés de Fiat votent pour la flexibilité sur le site de Pomigliano Fiat joue sur la flexibilité du travail pour rapatrier la Panda en Italie Fiat fait du chantage à la productivitéFiat ne fait pas ce qu’il veut avec les relations sociales en Italie.
Le constructeur automobile vient de se faire taper sur les doigts par la justice italienne. Elle lui a réclamé la réintégration de trois salariés de l’usine de Melfi licenciés en juillet pour avoir bloqué des chaînes de montage durant un cortège interne. Deux d’entre eux étaient des syndiqués de la Fiom. Selon le tribunal, la décision de licencier était « anti-syndicale » et les motifs de licenciement « infondés ».
Les salariés de Melfi menaient une grève en soutien à leurs collègues du site de Pomigliano d’Arco, à qui la direction avait soumis un accord durcissant les conditions de travail en échange du rapatriement de la production de la Panda. Entre autres, l’accord était destiné à augmenter les rotations, à réduire les temps de pause et à sanctionner l’absentéisme non justifié.
Pour le syndicat Fiom-Cgil, cette sentence prouve « qu’il y a eu de la part de Fiat la volonté de réprimer la lutte sur ces deux sites et de donner une leçon » aux salariés syndiqués auprès de la Fiom. Ce syndicat était le seul à ne pas avoir signé l’accord du site de Pomigliano d’Arco. Le groupe Fiat a fait savoir qu'il allait déposer dans les plus brefs délais un recours contre la décision du tribunal. Affaire à suivre.
B.L

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