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Fessenheim : Joly et Hollande condamnent le choix de l'Etat

Par Barbara Leblanc - Publié le
Eva Joly
© D.R. - EELV

[ACTUALISE] - Quelques heures après le discours du président de la République à la centrale nucléaire de Fessenheim, la candidate pour Europe Ecologie Les verts estime qu’il a à nouveau déclaré sa flamme aux lobbies du nucléaire. Pour son homologue socialiste, ce déplacement était déplacé.

"Le président est le candidat d'un conservatisme figé, fermant les portes à toutes les solutions d'avenir, allant même jusqu'à moquer les énergies alternatives. Le voilà donc prêt à prolonger la durée de vie d'une centrale périmée, située sur une faille sismique, à coups de milliards palliatifs", affirme Eva Joly dans un communiqué.

Elle dénonce le gaspillage de l’argent public fait par le président de la République. Selon Eva Joly, il ne se contente plus de persister dans une impasse énergétique, mais "met en danger les populations alentour et refuse les possibilités alternatives".

Sa porte-parole, Michèle Rivasi, dénonce dans un autre communiqué le fait que Nicolas Sarkozy "nie l'inefficacité du nucléaire par grand froid, oubliant que le pic de consommation lié à l'usage du chauffage électrique coûte très cher à la France en hiver. En effet, la France écoule ses surplus quand nos voisins n'en ont pas besoin et donc à un prix très bas. Par contre, dans les conditions extrêmes, elle paie le prix cher: pour la seule journée d'hier, les importations d'électricité se sont élevées à 38 millions d'euros".

De son côté, le candidat socialiste, François Hollande, estime via son équipe que "Nicolas Sarkozy s'est offert aujourd'hui à Fessenheim une cure de jouvence artificielle, en total décalage avec la situation énergétique extrêmement préoccupante de la France, et au mépris des préoccupations des Français".

"Comment peut-il se présenter en défenseur des emplois quand sa politique a détruit 450.000 emplois industriels et quand la hausse des prix de l'énergie a précipité les délocalisations et les fermetures d'usines en France depuis 2007", s'interroge François Brottes, chargé de l'énergie au sein de l'équipe de campagne de François Hollande. "Loin de cette posture électoraliste, François Hollande fait, lui, le choix de la responsabilité, celui d'une politique énergétique raisonnée et de long terme, qui seule permettra le redressement industriel de la France".

Il rappelle que François Hollande s'engage à ne fermer aucune autre centrale que celle de Fessenheim en cas d'élection.

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