Usine Nouvelle

S’inscrire à la newsletter
Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Fermeture de Albany-Copfa : 133 salariés sacrifiés

, ,

Publié le

Rachetée en 2000 par l'américain Albany International, l'usine Cofpa qui fabrique des toiles techniques non tissées devrait fermer malgré 4 millions de bénéfices en 2011. Son activité sera transférée sur le site alsacien du groupe à Sélestat (Bas-Rhin).

Fermeture de Albany-Copfa : 133 salariés sacrifiés
Mouchoirs en papier
© Chris - Flickr - C.C.

L'annonce a fait l'effet d’une bombe, jeudi 23 février, lorsque les 133 salariés de l'usine Albany-Cofpa à Saint-Junien (Haute-Vienne) ont appris le projet de fermeture de leur site annoncée lors d’un comité central d'entreprise qui avait lieu au siège social du groupe à Sélestat (Bas-Rhin). L'américain, leader mondial du feutre, compte transférer l'activité sur son siège alsacien.

Plus que centenaire, l'usine Cofpa avait été reprise en 2000 par Albany International. Spécialisée dans la fabrication de toiles techniques non tissées servant de base à la fabrication de mouchoirs en papier, lingettes et couches-culottes, cette usine de 6 000 mètres carrés construite en 2004 (12 millions d'euros) pour remplacer la précédente trop exigüe, a dégagé un chiffre d'affaires de 21 millions d'euros en 2011 et 4 millions de bénéfices.

Les salariés ont décidé d'occuper le site ce week-end pour protéger leur outil de travail et le stock. « Les salariés sont mobilisés et très remontés, confirme Jean-François Soury, secrétaire régional de la CGT. La direction a déserté les lieux et a refusé d'expliquer au personnel les raisons de cette fermeture. Les représentants du personnel ont dû annoncer la mauvaise nouvelle aux salariés. Cela montre le courage de la direction qui n'ose pas affronter les salariés. La semaine dernière elle avait affirmé en CCE qu'il n'y avait pas de projet de fermeture. Avant de partir, la direction a verrouillé l'ensemble des machines. Les salariés exigent que le PDG d'Albany vienne à Saint-Junien participer à une table ronde réunissant élus, pouvoirs publics, direction et représentants des salariés sur l'avenir du site parce. Il y a ici un savoir-faire et on n'est même pas certain qu'Albany ait pu le récupérer pour le transférer ailleurs. Les salariés occupent l'usine jusqu'à lundi pour protéger l'outil industriel. Ils vont décider en assemblée générale des actions à mener dans les jours qui viennent ».

Une entrevue était prévue vendredi 24 février entre le maire de Saint-Junien et le président de la vommunauté de communes Vienne Glane. Celle-ci avait cédé le terrain pour l'euro symbolique et engagé 1,5 million d'euros pour financer les travaux de voirie. Son président Joël Ratier, également conseiller régional communiste, est « en colère et indigné face à la fermeture d'un site rentable qui dégage des bénéfices. On est face à des licenciements boursiers. La communauté de communes avait fait des efforts pour maintenir à Saint-Junien ce fleuron de l'économie locale, cette décision est scandaleuse ».

Dans un communiqué, la direction a expliqué, jeudi, que « cette action planifiée... n'a rien à voir avec la performance des salariés concernés. C'est une nécessité financière conduite par les perspectives actuelles et à venir du marché ».

Retrouvez l’actualité des sociétés citées dans cet article

Investissements, dirigeants, production, ...

avec Industrie Explorer

 

 

Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle
Votre avis ?

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus