A la date limite du 1er octobre, aucune offre formelle n'a été déposée pour l'usine. La menace se précise pour les 350 salariés.
Selon l'intersyndicale de Thomson Angers (Maine-et-Loire), aucune offre de reprise de l'usine, filiale du groupe Technicolor, n'a été déposée à l'issue de la date limite fixée au 1er octobre par le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine). Celui doit se prononcer le 11 octobre sur la liquidation ou non de l'entreprise qui emploie 350 salariés. Deux projets, respectivement portés par les groupes Minerva et Eolane, étaient pressentis pour un potentiel de 180 emplois. Ni l'un ni l'autre n'a fait l'objet d'offre formelle faute de charge de transition pour assurer le relais avec leurs propres activités.
Dernière usine de production en Europe du groupe français de matériel de télécommunications et audiovisuel, Thomson Angers a été placé en redressement judiciaire le 1er juin. Elle a perdu un gros contrat de fourniture de décodeurs à France de Télécom. Selon l'intersyndicale, la date du 1er octobre fixée par le tribunal n'est cependant pas rédhibitoire.
L'intersyndicale a été reçue hier par la ministre déléguée aux PME, Fleur Pellerin. Les représentants du personnel ont demandé à la ministre de contacter France Télécom, dont l'Etat est actionnaire. Ils estiment que le groupe est "le seul donneur d'ordre potentiel" susceptible de soutenir encore l'activité du site.









