imprimer

Faurecia sauvé par le second semestre 2009, prudent pour 2010

Le 09 février 2010 par Barbara Leblanc
*
Yann Delabrière
© Faurecia

L’équipementier automobile français Faurecia compte poursuivre sur la tendance de la fin d’année 2009 avec un retour aux bénéfices dès 2010.

Objectifs remplis pour Faurecia. Après un premier semestre noir, l’équipementier automobile a réussi à réduire sa perte nette à 433,6 millions d’euros. Son chiffre d’affaires a reculé de 22,2%, à 9,29 milliards d’euros en 2009, sous l’effet d’une baisse d’activité au cours du premier semestre. Sur les six derniers mois de l’année, trimestre enregistre un retrait de 8,3%. Une tendance aussi remarquée sur la marge opérationnelle du groupe, qui chute à 91,7 millions d’euros sur l’année, mais atteint 95,6 millions d’euros au second semestre.

L’équipementier explique ce redressement au second semestre par l’effet positif des objectifs du plan Challenge 2009, lancé en février 2009. Le groupe a réussi à réduire son point mort de 18% en 2009 et à réduire ses coûts de 663 millions d’euros (contre un objectif de 600 millions d’euros). Le groupe a adapté ses effectifs au niveau de l’activité, en les diminuant de 17% dans le monde en 2009, mais « surtout avant mars 2009 », explique le PDG, Yann Delabrière.

Objectif : bénéfices

Des chiffres qui permettent à l’équipementier de parier sur une croissance de 4% de ses ventes de produits pour l’ensemble de l’année 2010. « Le premier semestre de l’année devrait poursuivre la tendance de reprise de la production automobile mondiale. Nous sommes confiants sur cette période. Pour le second semestre, nous préférons rester prudent, ne sachant pas quelles seront les conséquences de l’arrêt progressif ou non des primes à la casse », affirme Yann Delabrière. Ce dernier ne cache pas qu’une chute de 12% de l’activité est possible sur cette période, notamment en Europe.

Pays émergents

Dans le détail, il table sur une marge opérationnelle supérieure à 200 millions d’euros pour 2010, sur une nouvelle baisse de 5% de son point mort (soit environ 100 millions d’euros) et sur un doublement de ses contrats dans les pays émergents. Pour l’heure, ces derniers atteignent 3 962 millions d’euros pour les exercices 2008 et 2009, mais ne représentent que 12% du chiffre d’affaires du groupe en 2009. Pour 2010, il espère doubler ses ventes dans la zone des pays émergents, surtout en Chine. Dans ce pays, le groupe a vu son activité progresser de 34% au troisième trimestre et 75% au quatrième trimestre. « Notre activité en Chine est très largement tirée par les activités de nos clients Volkswagen, PSA Peugeot Citroën ou General Motors, entre autres. Nous allons fortifier notre présence dans ce pays en nous alliant à des partenaires locaux », a expliqué le PDG.

Consolidation du secteur

Faurecia compte bénéficier de ses acquisitions réalisées au début 2010. Le groupe a entériné le 8 février l’acquisition de l’américain Encom Technologies, lui permettant d’être leader mondial et régional dans le domaine des contrôles d’émissions. Plus récemment, il a acheté les activités allemandes de Plastal, spécialiste des pièces plastiques d’extérieur. Cette acquisition devrait être bouclée en avril prochain.

Avec toutes ces nouvelles activités, le groupe va accroître son portefeuille de marques (Porsche, Mercedes) et sa présence internationale. Le poids de ses activités en France devrait être inférieur à 20% du total, après ces acquisitions. « Nous avons bénéficié de la consolidation du secteur. Les constructeurs reciblent leurs sous-traitants, et certains de ces derniers sont contraints de céder une partie de leurs activités. Nous avons saisi cette chance. Reste que notre priorité est la dette. Nous ne referons pas de nouvelles acquisitions nous obligeant à dépenser trop de cash flow », précise le PDG.  

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Taxe

Cette taxe que l'on a exportée partout

C'est sans doute la technologie que nous avons le mieux vendue à l'étranger. Sans...

Pierre Gattaz

"La techno que je déteste ? Le trading haute fréquence"

Pierre Gattaz, président de Radiall et du Groupe des fédérations...

Usine sous la neige

De la vague de froid à la TVA sociale, une semaine d'industrie

Ce sont surtout les basses températures, le verglas et la neige qui auront...

Twitter

Petit guide de l'industrie sur Twitter

L'outil de micro-blogging Twitter n'est pas seulement un énième moyen de communication...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter