Farinia se renforce dans la forge
Par Marion Deye - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2923Le groupe de sous-traitance complète son activité de pièces forgées avec l'acquisition de Barriol et Dallière, en redressement judiciaire depuis février.
Fin de l'incertitude pour 139 des 207 salariés des forges Barriol et Dallière, situées à Andrézieux-Bouthéon (Loire). L'entreprise, spécialisée dans la fabrication des arbres de roue pour engins lourds (Iveco, Scania, Renault Trucks...) et jusque-là détenue par Sifcor, passe dans le giron de Farinia BV, holding domicilié au Pays-Bas mais dont le plus gros des activités est en France. Objectif de Frédéric Guinot, un ex-Valfond, et du financier Franck Ullmann, principaux actionnaires de ce groupe issu en 2002 du rapprochement de Format et Novaterra : renforcer encore l'entreprise de forge et de fonderie dans le secteur des travaux publics, des tracteurs et des camions (90 % de son activité).
« Cette acquisition doit nous aider à devenir un acteur plus conséquent dans la forge », rappelle Jean-Pierre Derimay, vice-président de Farinia BV. Avec un chiffre d'affaires global prévu d'environ 50 millions d'euros en 2004 pour cette branche, l'écart reste encore important face aux leaders du marché : Sifcor (181 millions d'euros en 2002) et Setforge (103 millions en 2003).
Plus de 5 millions consacrés aux investissements
Rebaptisés Barriol et Dallière Industries, les actifs acquis fin mai à la barre du Tribunal de grande instance de Montbrison (Loire) complèteront les activités des filiales Electroforge (Armenonville, en Eure-et-Loir), spécialiste de l'électro-refoulage pour les moteurs de deux roues et Estamfor (Hautes-Rivières, dans les Ardennes). Spécialisée dans le forgeage à marteau-pilon, cette dernière fabrique notamment des pignons à denture pour Caterpillar ou des boîtiers de direction pour l'automobile. Quant aux deux fonderies : FMGC, à Soudan, en Loire-Atlantique, et Luitpoldhütte, en Allemagne, elles élaborent des contrepoids pour engins de levage et des carters de transmission pour le machinisme agricole et les TP.
Farinia BV, qui dispose d'un cash-flow annuel de 10 millions et d'un endettement de 7,7 millions pour 14,4 millions de fonds propres, a mis 2,3 millions d'euros pour la reprise de Barriol et Dallière. Plus de 5 millions devraient y être investis, dont les deux tiers seront consacrés au transfert de l'outil de production sur un seul site. « Le reste servira à optimiser les process. Nous espérons atteindre un chiffre d'affaires de 22 millions d'euros pour 2004 », estime Jean-Pierre Derimay. Le refus de Sifcor d'apporter les 5 millions nécessaires à la poursuite de l'activité avait contraint l'entreprise au dépôt de bilan le 11 février.











