La Commission pointe les modifications "récurrentes et unilatérales" du réseau social pour expliquer la confusion des utilisateurs français. La semaine dernière, la rumeur concernant un bug avaient circulé la semaine dernière.
Dans un communiqué publié le 2 octobre, la Commission nationale de l'informatique et des libertés fournit les explications tant attendues quant au présumé bug qui a secoué la toile la semaine dernière. En quelques heures, les utilisateurs français du réseau semblaient avoir identifié un dysfonctionnement. Ils affirmaient que certains messages privés apparaissaient sur le profil public.
Effet d’optique, analyse la Cnil… Tout du moins erreur d’interprétation : "les messages incriminés par de nombreux utilisateurs semblent être exclusivement des messages 'mur-à-mur' et non des messages envoyés par l'intermédiaire de la messagerie privée de Facebook".
"Pour autant, le caractère privé du contenu de certaines communications révélées semble indiscutable. En d'autres termes, les utilisateurs avaient l'impression d'envoyer des messages privés lorsqu'ils utilisaient la messagerie +mur-à-mur+", ajoute la Cnil.
Elle avance plusieurs "raisons" pour expliquer le phénomène, notamment le fait que la plateforme sociale a modifié "de manière unilatérale et récurrente les paramètres de confidentialité des données entre 2009 et 2010". A l'époque, rappelle-t-elle, la Cnil et le groupe des Cnil européennes (le G29) avaient "vivement critiqué ces changements réalisés à l'insu des utilisateurs".
Aussitôt, un porte-parole de Facebook a réagi, se félicitant "satisfait des échanges avec la Cnil qui ont permis de confirmer officiellement qu'il y n'a eu aucun ‘bogue’ ou défaillance technique rendant publiques les informations privées des utilisateurs de Facebook".









