Face aux contestations, Air France suspend le comité central d’entreprise
Par Barbara Leblanc - Publié le
[ACTUALISE] - La direction de la compagnie aérienne française a dû quitter la salle dans laquelle se déroulait le comité central d’entreprise ce 10 février.
Les salariés mécontents d’Air France ont demandé à la direction de partir. Sous les slogans : "on est chez nous, on est chez nous". Si dans un premier temps, elle a refusé, elle a fini par céder.
Une manifestation était prévue aux abords du comité central d’entreprise ce matin. Réunion au cours de laquelle devait être précisée la méthode pour renégocier une grande partie des accords collectifs de l’entreprise.
Notamment, la direction devait proposer aux syndicats un accord fixant un calendrier et les sujets à revoir. Une tentative de la direction d’éviter une dénonciation formelle de ces textes, aussi à l’ordre du jour du CCE.
Le patron de l’entreprise, Alexandre de Juniac n’était pas présent lors du CCE. Mais il avait reçu les syndicats le 9 février dans l’après-midi. Il estime qu’il est impératif de renégocier une grande partie des accords sociaux d'ici à l'été afin d'améliorer la productivité des personnels.
Cette perturbation du CCE intervient après quatre jours de grève dans le secteur aérien. Tous les syndicats du transport aérien avaient appelé à la grève pour s'opposer à une proposition de loi encadrant le droit de grève, votée en première lecture le 24 janvier par les députés.Les sal
Les salariés du secteur aérien ont d'ailleurs fait savoir ce 10 février que le mouvement de grève pourrait être prolongé. En effet, la rencontre entre les syndicats et le ministre des Transports, Thierry Mariani, n'a abouti à rien.
Chacune des parties s'est montrée inflexible sur l'un des points phare de la proposition de loi du député UMP Eric Diard qui prévoit l'obligation, sous peine de sanction, de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance, selon les participants. Le ministre pour sa part a affirmé que le gouvernement apporte un "soutien total" au préavis individuel, "seule mesure apte à garantir aux passagers un minimum d'informations". Pour lui, cette loi est "nécessaire" et ne "compromet absolument pas le droit de grève". Il se dit encore ouvert à toute discussion.
Le texte sera examiné le 15 février par le Sénat avant de revenir en dernière lecture devant l'Assemblée nationale.

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