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Fabriquez vos pièces vous-même

Publié le

De nouvelles solutions de fabrication rapide, plus abordables, répondent aux besoins du grand public : les systèmes d'impression 3D open-source ou en kit. Tour d'horizon des solutions proposées.

Fabriquez vos pièces vous-même © D.R.

Les systèmes qui permettent la fabrication personnelle des produits ont le vent en poupe. Selon Terry Wohlers, président du cabinet américain éponyme, les utilisateurs de ces machines sont de plus en plus nombreux. "Ce marché trouve sa source dans le lancement récent des systèmes open-source et ceux en kit dont le prix varie entre 600 et 3 000 euros, explique ce fin connaisseur du marché de la fabrication rapide. Bien sûr, ces machines ne produisent pas des pièces avec la même qualité que celles de l'industrie, mais elles permettent l'accès de nouveaux utilisateurs à cette technologie."

Le système open-source RepRap connaît ainsi un développement rapide et sa popularité est surprenante, dans le bon sens du terme. Rappelons que RepRap est une imprimante 3D qui produit des pièces plastiques et que chacun peut construire sa machine suivant des instructions disponibles sur www.reprap.org.

A titre d'exemple, cette machine est utilisée pour ses propres besoins par le bureau d'études français MBDSYS. Cette jeune entreprise créée en 2004, est spécialisés dans les communications sur Internet et les solutions embarquées.

Le projet RepRap a été à l'origine de sociétés comme Bits From Bytes (rachetée par 3D Systems l'année dernière) et MakerBot, nées respectivement en 2008 et en 2009 en Grande Bretagne. Les imprimantes 3D de ces dernières sont des variantes de RepRap. 300 machines de Bits from Bytes ont été livrées par Multistation à l'éducation nationale.

"Fabriquer soi-même des pièces en plastique est un rêve", explique Thierry Gay, responsable de MBDSYS. "Durant mes études et dans ma vie professionnelle, j'aurai aimé disposer de cette imprimante pour mes prototypes sans délai de design et sans délai d'usinage.  Cette imprimante 3D en kit, d'une précision inférieure à 0,3 mm, ouvre des perspectives aux électroniciens qui veulent déposer des brevets car leur prototype ou démonstrateur est réalisable en  deux heures. MBDSYS a investi dans cette machine pour une étude interne. Nous ne proposerons aucune fabrication de pièce. Par contre, j'ai mis en place une formation de deux à cinq jours pour ceux qui veulent gagner trois mois avant d'imprimer leurs premières pièces sur la RepRap."

Le concept de l'usine personnelle

Le mouvement ne connaît d'ailleurs pas de frontières : la société chinoise Delta Micro Factory propose elle aussi une imprimante 3D, la UP ! inspirée du RepRap. Autre développement open-source : Fab@Home, une machine qui utilise une seringue pour déposer un filament plastique.

Plus de 10 000 machines, issues de ces cinq développements, sont actuellement en utilisation au monde. S'ajoute celle vendue en kit pour quelques centaines de dollars sur le site 3dhomemade.blogspot.com et qui utilise une technologie similaire à celle d'Envisiontec (polymérisation de résine par lumière visible ou ultraviolette).

D'autres développements dopent ce marché naissant, sur lequel s'illustre la société française Sculpteo. Shapeways, une société lancée par Philips et dont le siège se trouve à New York (Etats-Unis), propose une offre en ligne pour la fabrication des produits par les techniques additives. La société vend ainsi plus de 12 000 produits chaque mois et dont le prix unitaire est inférieur à 14 dollars. Même démarche pour la division i.materialise de Materialise, la société de service belge située à Leuven. Basée en Nouvelle Zélande, la société Ponoko offre elle aussi une "usine personnelle" à ceux qui veulent transformer une idée en un objet ou un produit.

Toutes ces sociétés ouvrent l'accès des utilisateurs à un logiciel de CAO (conception assistée par ordinateur) professionnel, ce qui n'est pas toujours à la portée de toutes les bourses. La société CloudFab met aussi sur Internet des outils de création à la disposition des utilisateurs. Autodesk propose aux enfants de tous âges le logiciel gratuit 123D qui permet de créer des objets et de les transformer ensuite en produits physiques.

Mentionnons pour l'anecdote que Carl Bass, le Pdg d'Autodesk, sait de quoi il s'agit car il utilise lui-même dans sa maison située en Californie du nord (Etats-Unis) une machine Dimension de Stratasys. Vendu pour moins de 50 dollars, le logiciel Cosmic Blobs de SolidWorks vise le même public.

Enfin, les applications qui transforment un iPhone en scanner 3D font leur apparition sur le marché. Pourra-t-on bientôt grâce à une alliance entre un grand nom de la distribution comme Amazon et une société de service en ligne comme Shapeways fabriquer la pièce de son choix et la recevoir en quelques jours chez soi pour un prix modique ? L'avenir le dira…

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3 commentaires

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28/10/2011 - 12h59 -

Est-ce nécessairement indispensable que de grandes entreprises telles qu'Amazon reprennent le concept ? Pour moi ces imprimantes 3D et autres Fablab sont justement faites pour remettre les moyens de production entre les mains d'individus, sans être reliés à une entreprise. Je suis toujours gênée par les récupérations de ce genre de concept à des fins économiques. Il me semble possible et plus intéressant, de tenter de fabriquer sa propre imprimante 3D de A à Z à partir d'un groupe de personnes, plutôt que d'en acheter une toute faite... Hélène www.etaya.fr
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28/10/2011 - 01h01 -

"Bien sûr, ces machines ne produisent pas des pièces avec la même qualité que celles de l'industrie" N'en soyez pas si sur...une reprap bien réglée peu faire aussi bien voir mieux que les machines pro d'entrée de gamme (type Dimension) : http://blog.reprap.org/2011/09/tipping-point-of-print-quality-open.html et dans le même genre plusieurs personnes se sont amusés à pousser la résolution de leur Ultimaker (kit à ~1500€) jusqu'à 20microns : davedurant.wordpress.com/2011/10/12/ultimaker-faq-but-what-about-the-quality-of-prints/ (en plus du reste qui est très bien) Ah j'oubliais, y'a aussi un pendant DIY de l'EBM (frittage de poudre métallique avec un canon à électron) dans la même veine que le projet RepRap, ou comment faire avec 50k€ une machine qui en vaut des millions pour le moment... Vive l'open-source :P
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25/10/2011 - 17h38 -

une parfaite illustration d'une tendance au marketing de la contribution dont j'avais déjà dit 2 mots sur http://sedifferencierdesesconcurrents.blogspot.com/2011/08/les-consommateurs-sont-ils-capables-de.html
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