Exxon MobilTous responsables
Par C.C. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3210Chez le pétrolier américain, du chef-comptable au responsable de production, chacun est garant de la sécurité de ses équipes.
C'est LA référence. L'américain Exxon Mobil s'est forgé une solide réputation en matière de sécurité au travail. Les résultats sont là : un nombre d'accidents avec arrêt par million d'heures travaillées de 0,57 alors qu'il tourne autour de 25 pour l'ensemble de l'industrie française.
Le principe fondateur de ce qui est devenu une véritable culture d'entreprise ? La responsabilisation. Chacun, quel que soit son niveau dans l'organisation, est garant de la sécurité. Sur les deux raffineries françaises (Notre-Dame-de-Gravenchon en Seine-Maritime et Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône), comme dans le reste du monde, il n'existe pas de responsable sécurité en tant que tel. En revanche, des coordinateurs sécurité se chargent de la mise en musique.
UN RÉFLEXE PAVLOVIEN
Si les managers ne sont pas récompensés financièrement (Exxon ne distribue pas de primes de sécurité), ils sont en revanche jugés sur leurs résultats en la matière, celle-ci étant une condition sine qua non pour progresser dans le groupe.
Traquant le moindre danger, Exxon Mobil travaille sur le comportement de ses salariés et de ses sous-traitants. Des règles strictes sont en vigueur. Il est par exemple interdit aux commerciaux de rouler plus de 500 kilomètres par jour. De même, après 21 heures, ils ne doivent pas conduire plus de 60 minutes. Dans le cas contraire, ils passent la nuit à l'hôtel !
Sur les sites industriels, chaque salarié peut refuser une opération s'il l'estime dangereuse. À force, la sécurité est presque devenue un réflexe pavlovien... Il se murmure même que les employés d'Exxon Mobil continuent à être des acharnés de la sécurité une fois rentrés chez eux.











