Eveon sécurise les injections
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© François Henry/REA
Catégorie Produits innovants - En s'inspirant du moustique, l'entreprise toulousaine a développé un microsystème d'injection automatique de médicaments.
N'ayez plus peur des piqûres, même si c’est vous qui les faites! L’entreprise iséroise Eveon a conçu et développé un dispositif d’injection de médicament miniaturisé et automatique. Chaque piqûre est ainsi extrêmement précise et sans risque pour le patient comme pour le personnel de soin. Avec l’augmentation de maladies chroniques, qui nécessitent des injections régulières, ou le développement du maintien à domicile des patients, les besoins pour un tel dispositif sont croissants. De plus, les groupes pharmaceutiques s’intéressent de plus en plus à ce type d’innovation. «Pour les laboratoires, le dispositif d’injection est un moyen de se différencier de leurs concurrents ou de prolonger la vie d’une molécule dont le brevet est tombé dans le domaine public», explique Vincent Tempelaere, le dirigeant d’Eveon. Ce dernier est venu apporter son expérience de direction d’entreprise aux deux inventeurs du dispositif, protégé par 6 brevets: Valérie Roux- Jallet, docteur-ingénieur en biomatériaux et Didier Lamy, ingénieur mécanicien.
Siège Montbonnot-Saint-Martin (Isère)
Création Décembre 2008
Dirigeant Vincent Templaere
Chiffre d'affaires 2009 Sans objet
Effectif 9 personnes
Ces seringues high-tech, qu’Eveon conçoit selon le cahier des charges des clients, intègrent des composants électroniques. Sans piston, elles sont dotées de capteurs de tissus humains à base de microsystèmes. Par sécurité, l’aiguille n’est accessible qu’au moment de l’action. Surtout, le volume injecté est précis au millilitre près, avec un volume mort (celui qui reste dans la tête de seringue) divisé par quatre, ce qui n’est pas négligeable pour les médicaments onéreux. Eveon s’occupe d’assembler les briques technologiques. Mais son ambition ne s’arrête pas là. L’entreprise vient de décrocher un financement du fonds unique interministériel (FUI), via le pôle de compétitivité Minalogic, pour développer un microsystème spécifique à son dispositif. «Le programme Fluidique MEMS intégrée pour l’injection intelligente (Flu-Min 3) a un budget de 4,5 millions d’euros», explique Vincent Tempelaere. La start-up est même chef de file de ce consortium, qui regroupe les laboratoires IMEP-LAHC (Grenoble INP, CNRS), CEA-Leti, et les sociétés A.Raymond et Cedrat.
"Notre objectif 2010 est de décrocher nos premiers contrats avec des groupes pharmaceutiques."
Vincent Templaere
Après un tour d’amorçage de 450000 euros en juin 2009, Eveon a clôturé en avril 2010 une seconde levée de fonds, de 2,1 millions d’euros, auprès notamment de la Holding familiale Rosin Groupe. Prochaines étapes? La production d’une première petite série de dispositifs d’injection devrait être lancée d’ici à la fin 2010 et des discussions ont commencé avec un partenaire pour des volumes plus importants. Eveon compte aussi signer d’ici peu son premier contrat avec un groupe pharmaceutique. Un agenda chargé !
Anne Pezet

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