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Eva Joly tacle le projet de "TVA sociale"

Publié le
Eva Joly - Janvier 2012
© D.R.

A l’occasion de la présentation de ses vœux à la presse, la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle a fustigé le projet du gouvernement, le qualifiant de "gros cadeau aux entreprises". Elle milite pour un relèvement progressif de la CSG.

"La TVA sociale est un gros cadeau aux entreprises qui sera payé par les consommateurs", a estimé le 5 janvier, Eva Joly, lors de ses vœux  à la presse. "Qui peut croire qu’il y aura une répercussion à la baisse sur les prix de vente ?", a-t-elle lancé. Pour la candidate à la présidentielle d’Europe Ecologie- Les Verts (EELV), le projet "est une mauvaise réponse, à la fois sur le financement de la protection sociale et sur le problème de la désindustrialisation de la France".

EELV proposera prochainement une réforme de la fiscalité basée sur une augmentation de la CSG qui deviendrait progressive. "La désindustrialisation de la France est le symbole de la faillite de dix ans de droite au pouvoir", a-t-elle insisté. Elle a cité en exemple les 15 000 emplois sacrifiés dans le photovoltaïque par le gouvernement.

La candidate entend proposer à la place une augmentation "progressive" de la CSG. "Cela permettrait de créer une taxe en fonction des niveaux de revenus", a-t-elle souligné, tout en précisant que le détail de ses propositions sera dévoilé fin janvier. Pour elle, la ré-industrialisation de la France passe avant tout par "le développement de l’économie verte dans tous les domaines", insistant sur "l’opportunité historique de créations d’emplois".

Eva Joly estime  que le "mythe du nucléaire sûr et pas cher s’est aujourd’hui effondré". "En intégrant les nouvelles normes de sécurité et le coût du démantèlement, le prix de revient du kilowattheure nucléaire est maintenant supérieur à celui de l’industrie éolienne", a-t-elle affirmé.

Dans le dossier SeaFrance,  le "seul emploi que Nicolas Sarkozy semble vouloir sauver, est le sien", a-t-elle fustigé en dénonçant l’idée saugrenue de faire payer aux salariés la reprise de l’entreprise (avec leurs indemnités de licenciement). La seule solution est de mettre fin "à cinq ans de gaspillage et de mensonges", a-t-elle martelé. Le  "travailler plus pour gagner plus est devenu le chômer plus pour gagner moins".

Adrien Cahuzac et Olivier Cognasse

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