Euler Hermes prédit une année noire pour les entreprises en 2013

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L'assureur-crédit  attend un nombre de défaillances compris entre 64 000 et 65 000 après 63 000 cette année, en raison de la très faible croissance économique.

Le nombre de défaillances augmenterait donc de 2% en 2013 après +3% en 2012, sur la base d'une hypothèse de croissance économique de 0,1% cette année et de 0,3% l'an prochain.

Le gouvernement prévoit quant à lui une croissance de 0,3% en 2012 puis de 0,8% en 2013, ce dernier chiffre étant supérieur aux consensus des économistes.

A la veille de la présentation du projet de budget 2013 qui vise à ramener le déficit public de 4,5% du produit intérieur brut fin 2012 à 3% fin 2013, Euler Hermes estime que cet objectif ne sera pas atteint.

Prévoyant un déficit à 3,5% fin 2013, l'assureur-crédit met en garde contre la tentation d'atteindre 3% coûte que coûte.

Dans cette hypothèse d'ajustement budgétaire trop rapide, la France verrait son économie se contracter de 0,2%, estime Euler Hermes.

L'enjeu essentiel est de dynamiser l'investissement et le commerce extérieur, a estimé Ludovic Subran, chef économiste d'Euler Hermes, jeudi lors d'une conférence de presse.

L'assureur crédit prévoit un léger repli du déficit du commerce extérieur l'an prochain à environ 65 milliards d'euros après 70 milliards fin 2012, soit l'équivalent du record enregistré en 2011.

"Le commerce extérieur de la France est doublement fragilisé. D'une part, par un manque de franche reprise des débouchés à moyen terme ; d'autre part, par une question de positionnement et de compétitivité-prix", a estimé Ludovic Sénécaut, président du directoire d'Euler Hermes France.

Selon Euler Hermes, les perspectives d'évolution de chiffre d'affaires des entreprises sont mal orientées pour 2012, avec une forte décélération pour les PME-PMI et une contraction côté grandes entreprises, 2013 ne permettant qu'une stabilisation.

"Les secteurs qui tirent leur épingle du jeu sont l'industrie agroalimentaire et la chimie", a dit Ludovic Subran. "Les secteurs à la traîne sont les équipementiers automobiles impactés par la chute du marché automobile, la construction, et le transport aérien."

Avec Reuters, par Jean-Baptiste Vey

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