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Ethertrust se passe des mots de passe

Par EMMANUELLE DELSOL - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3231
Ethertrust se distingue des autres solutions de sécurisation de communication en utilisant la technologie des cartes à puces.Elle a développé et breveté une couche de sécurisation de session SSL (protocole Secure Sockets Layer), qui tient dans une vingtaine de kilo-octets, et donc dans une puce de type carte à puce.
Ethertrust se distingue des autres solutions de sécurisation de communication en utilisant la technologie des cartes à puces.Elle a développé et breveté une couche de sécurisation de session SSL (protocole Secure Sockets Layer), qui tient dans une vingtaine de kilo-octets, et donc dans une puce de type carte à puce.
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Mots de passe trop nombreux, oubliés, inefficaces... S'authentifier sur internet de façon simple et sécurisée à la fois relève souvent de la gageure. L'entreprise parisienne Ethertrust, née en 2007, a trouvé une solution s'appuyant sur la technologie de la carte à puce. À ceci près que la puce peut aussi bien s'embarquer dans une clé USB 3 G que sur un téléphone. Cette spin-off de Télécom ParisTech et du Lip6 (CNRS) a mis au point une couche logicielle de sécurisation qui tient sur le petit carré de silicium. En lien avec le logiciel OpenID de Sagem-Orga (groupe Safran), dans lequel l'utilisateur aura préalablement enregistré ses données d'authentification, la clé à puce lance une connexion automatique et sécurisée aux sites web.

Ethertrust s'adresse ici au marché de masse au travers des opérateurs télécoms. Mais il compte étendre sa technique aux serveurs d'authentification d'entreprise, en s'appuyant sur des grilles de puces (voir la puce) utilisées comme serveurs. Il s'intéresse aussi au machine-to-machine (M2M). Dans ce cas, la jeune pousse établira un tunnel de communication sécurisé entre deux puces, entre un compteur électrique intelligent et un serveur, par exemple.

C'est un trio atypique qui a fondé cette start-up. Yvon Leroy, entrepreneur en série, s'occupe de la stratégie. Les deux autres fondateurs, Pascal Urien, professeur à Télécom ParisTech et Guy Pujolle, professeur à Paris VI et auteur d'une célèbre bible des réseaux, ont longtemps travaillé ensemble, en particulier sur l'authentification sur réseau sans fil. Ce qui ne les a pas protégés des classiques difficultés de financement au démarrage. Seuls des prix décernés par Oséo et un soutien de l'Institut Télécom pour le dépôt de brevets leur ont finalement permis de démarrer.

L'OPPORTUNITÉ

Le marché du M2M explose. 5,3 milliards d'équipements communicants sécurisés auraient été vendus dans le monde en 2010. Soit 18 % de plus qu'en 2009, selon le cabinet Eurosmart.

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