L'appareil de Dassault est actuellement en compétition serrée en Inde, mais aussi aux Emirats Arabes Unis (EAU). Sans oublier le Brésil qui a mis en suspend son choix pour un chasseur, en attendant une conjoncture économique meilleure. Mais entre ces trois clients potentiels, nos voisins suisses pourraient peut-être créer la surprise.
Les observateurs du petit monde de l’aéronautique militaire ont en ce moment les yeux tournés vers l’Inde et les Emirats arabes unis (EAU). Logique, c’est là que le Rafale de Dassault pourrait remporter enfin (!) son premier contrat à l’export.
En Inde, où l’avion tricolore fait face à l’Eurofighter-Typhoon d’EADS-BAE-Finmeccanica, les militaires indiens viennent d’ouvrir les enveloppes contenant les propositions chiffrées de deux constructeurs pour un contrat portant sur 126 avions, et évalué à 11 milliards de dollars. Et les rumeurs de bruisser sur une possible décision indienne d’ici 6 à 8 semaines.
Du côté des Emirats Arabes Unis, le Rafale est certes sans rivaux puisqu’il s’agit d’un marché de gré à gré. Mais les discussions sur le prix et les modalités ne sont pas terminées. Les négociateurs émiriens sont redoutables et ont tout le temps devant eux…
Il y a donc peu de chance que les EAU annoncent quoi que ce soit au prochain salon Dubaï Air Show, qui ouvre ses portes le 13 novembre, et ce, d’autant plus que l’acheteur est l’éternel rival de Dubaï, l’émirat d’Abu Dabi.
En fait, selon certaines sources proches du dossier, c’est en Suisse que les choses pourraient s’accélérer. Ce pays a réouvert en 2011 une compétition pour 22 avions, dans laquelle s’affrontent le Rafale, l’Eurofighter et le Gripen suédois fabriqué par Saab.
Ce marché avait été mis en sommeil pour cause de restrictions budgétaires. Sans faire de tapage, le ministère de la défense de la fédération suisse a indiqué qu’il prendrait une décision d’ici fin novembre, début décembre, pour désigner avec lequel des trois avionneurs il entamerait une négociation finale, pour un marché estimé entre 3 et 4 milliards d’euros. "Et en général, on peut avoir confiance dans ce type de déclarations de la part des autorités suisses", indique cette source.
D’autant que l’essentiel des évaluations techniques des trois avions ont été réalisées, dont le Rafale serait sorti en première place…









