En présentant le 4 avril les perspectives de la raffinerie de Port-Jérôme en Seine-Maritime, la direction d’Esso raffinage SAF, a affirmé y investir pour le long terme.
"Nous sommes là pour longtemps et nous investissons en ce sens malgré la situation difficile du raffinage" a martelé Francis Duseux, le PDG de Esso raffinage SAF, filiale de l’américain ExxonMobil.
Objectifs affichés du PDG : produire plus de gazole, réduire la facture énergétique qui atteint 40 % du budget de la raffinerie et augmenter les synergies avec la plate-forme chimique ExxonMobil Chemical France, voisine que la raffinerie alimente.
Des ambitions qui se traduisent pour 2012 par près de 120 millions d’euros d’investissements : environ 80 millions d’euros pour la raffinerie, dont 40 millions pour le grand arrêt métal en cours, et le reste pour la plate-forme chimie, également filiale d’ExxonMobil.
Techniquement, ces investissements se répartissent entre nouveaux équipements et intégration de nouvelles technologies. Côté emploi, Francis Duseux a annoncé le recrutement d’environ 80 personnes, principalement des techniciens de niveau Bac +2, que l’établissement forme ensuite pendant un an avec l’aide de l’Union française du pétrole.
Concernant l’environnement, le PDG a revendiqué des performances significatives, avec des émissions de CO2 ramenées à 0,15 tonne par tonne de pétrole brut traité. Idem pour la sécurité "avec des résultats exemplaires", tel 202 jours sans accident au raffinage...
En marge de ces annonces, Francis Duseux a surpris son auditoire en ne se déclarant "pas hostile une taxation des produits raffinés provenant de pays émergeants où aucune contrainte environnementale n’est respectée dans leur élaboration. Cela génère une concurrence déloyale avec les produits raffinés en France et en Europe".
Totalisant 2 350 salariés, "la plate-forme de Gravenchon", ainsi nouvellement nommée, est le plus important site du groupe ExxonMobil en Europe. Elle dispose d’importantes capacités annuelles de production : 12 millions de tonnes pour le raffinage, 600 000 tonnes pour les huiles de base, 500 000 tonnes pour les lubrifiants finis et 2 millions de tonnes pour la chimie.











