Dans l’affaire d’espionnage chez Renault, la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) mène l’enquête, en dépit des critiques émises par l’avocat du constructeur.
Les bureaux des trois cadres mis à pied ont fait l’objet de perquisitions de la part des services du contre-espionnage ces derniers jours. Selon plusieurs sources, des ordinateurs auraient été saisis lors des investigations menées en dehors des heures de travail sur le site de Renault Guyancourt.
Par ailleurs, les services de la direction centrale ont entendu quatre personnes dans le cadre de l’affaire, dont trois responsables de la sécurité chez le constructeur. Les trois cadres mis à pied devraient être les prochaines personnes sur la liste des auditions, en qualité de témoins.
Mais le travail de la DCRI ne semble pas satisfaire l’avocat du groupe. En effet, ce dernier l’a vivement critiqué ce matin dans un reportage sur France Info. Me Jean Reinhart accuse la direction centrale d’avoir fourni aux médias des éléments d’information qui portent préjudice d’une façon générale à l’image de Renault. « Ces éléments d’information sont parcellaires, inutiles, grossiers », soutient-il.
Il évoque une comparaison entre l’affaire Renault et le dossier Bettencourt, qui a fait l'actualité dans les médias à l’été 2010. « Renault ne sera pas un nouveau Bettencourt, assure-t-il. En aucun cas nous ne pouvons subir ce flot continu d'informations et de désinformations dont on se demande à qui ça peut profiter ». Selon lui, la DCRI pourrait manifester un mécontentement du fait d’avoir été écartée de l’enquête internet au début de l’affaire.
Pour l’heure, la direction du renseignement n’a pas souhaité commenter ces déclarations, rappelant seulement qu’elle menait son enquête sur ordre du parquet de Paris et non de l’entreprise.









