Espionnage : EDF perd face à Greenpeace
Par Barbara Leblanc - Publié leLe tribunal correctionnel de Nanterre condamne le 10 novembre que l’électricien français à une amende de 1,5 million d’euros pour espionnage informatique.
La justice estime qu’en 2006 EDF a espionné des ordinateurs de l’association de défense de l’environnement Greenpeace. Une opération qui aurait été destinée à s’informer sur les campagnes anti-nucléaires de l’association. Dans le détail, EDF est déclarée coupable de complicité de piratage informatique et de recel de documents confidentiels volés sur l’ordinateur de Yannick Jadot, alors dirigeant de Greenpeace, aujourd'hui porte-parole d'Eva Joly, candidat écologiste à la présidentielle.
EDF nie les faits et se dit victime d’un contractant, ayant outrepassé sa mission. L’entreprise devrait donc faire appel. "En condamnant EDF à verser des dommages et intérêts et en sanctionnant des personnes physiques et morales, la justice française envoie un signal fort à l’industrie nucléaire : personne n’est au-dessus des lois", commente Adélaïde Colin, directrice de la communication de Greenpeace France.
Sont aussi condamnés les deux plus hauts responsables de la sécurité d’EDF poursuivis, Pascal Durieux et son adjoint Pierre François. Ils écopent respectivement de trois ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et trois ans dont 30 mois avec sursis. EDF et les deux hommes doivent aussi verser solidairement 500 000 euros de dommages et intérêt à Greenpeace.
L'ancien coureur cycliste américain Floyd Landis écope de 12 mois d'emprisonnement avec sursis pour le piratage informatique du Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD).

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