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Quotidien des Usines

Epilogue pour l'usine de cigarettes Seita de Nantes

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Le plan social, annoncé en avril, a été entériné par la CGT, après de multiples actions de mobilisation des salariés et une grève de la faim. Des activités logistiques pourraient occuper les lieux.

Epilogue pour l'usine de cigarettes Seita de Nantes © azrasta - Flickr - C.C

Les syndicats de Seita, filiale du groupe britannique Imperial Tobacco, ont accepté le 15 octobre de valider les mesures d'accompagnement du plan social annoncé en avril par le groupe, fabricant de cigarettes. Ce plan prévoit la fermeture de l'usine de Carquefou (Loire-Atlantique), près de Nantes et, ainsi, la suppression de 366 emplois sur ce site.

Selon la CGT, syndicat majoritaire, le comité central d'entreprise, convoqué à Paris, a rendu un avis "favorable à l'unanimité" des votants (CGT, Unsa et CFE-CGC), fidèle à la demande "de la très grande majorité des salariés". Dans le cadre de cet accord, l'entreprise s'engage à verser des indemnités supplémentaires de licenciement égales à un mois et demi par année d'ancienneté et permet une préretraite d'entreprise dès cinquante-deux ans avec 70 % du salaire garanti. Du même coup, La grève de la faim, suivie depuis fin septembre par cinq salariés de l'usine pour protester contre la fermeture du site dans le cadre d'un plan social, s'est arrêtée en début d'après-midi

Reconversion du site en projet

Aucun des dix-huit cigarettiers contactés pour la reprise du site Seita de Carquefou n'a donné suite. Mais des projets de reconversion partielle du site ont été évoqués devant les représentants des salariés. Selon la CGT, le cabinet d'experts mandaté par l'entreprise pour rechercher des repreneurs pour l'usine a évoqué deux projets, partiels, de reconversion du site dans des activités logistiques. Mais il s'agirait de projets "à faible création d'emplois", selon le syndicat.

Imperial Tobacco avait engagé ce plan social en raison des "difficultés rencontrées sur les marchés européens et français". Le groupe affirmait en avril avoir "vu fondre ses résultats de 25 % ces trois dernières années". La CGT conteste cette analyse estimant que la filiale française "est forte contributrice du groupe" Imperial Tabacco, avec "500 millions d'euros de résultat d'exploitation en 2013". Pour le syndicat, le plan social n'est justifié que par des raisons boursières. Il redoute à présent que l'usine de Riom (Puy-de-Dôme) ne soit condamnée à terme, faute d'investissements suffisants.

Emmanuel Guimard

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