EON nage à contre-courant
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leLa Commission l'a confirmée hier, EON accepte de vendre son système de transmission d'électricité à un opérateur tiers, qui n'aurait « aucun intérêt dans la production ou la fourniture d'électricité », précise le communiqué de la Commission. La cession porterait sur une capacité de 4 800 mégawatts. En contrepartie, la Commission pourrait abandonner deux enquêtes en cours pour pratiques anticoncurrentielles sur le secteur de l'électricité. Entre autres, EON est soupçonné d'une limitation volontaire de sa production pour pouvoir augmenter les prix et d'une entente avec GDF pour se partager le marché des gaziers.
Cette décision de vente relayée par le patron d'EON ,Wulf Bermotat, prend de cours Angela Merkel dont le refus sur la scission des opérateurs en deux entités, production et distribution, va à l'encontre des souhaits de Bruxelles. Outre les bonnes grâces de Bruxelles sur les enquêtes en cours, EON avec cette cession évitera aussi une lourde amende. Ajoutée aux profits de la future vente, les sommes économisées lui permettront des investissements dans des activités stratégiques.
Autre effet collatéral, l'union entre les opérateurs énergétiques Allemand vole en éclat. Le numéro deux RWE s'oppose farouchement à toute scission, tout comme enBW (filiale à 45% d'EDF). EON peut donner des idées à la filiale allemande du suédois Vattenfall, plus indécis sur la posture à prendre, scission ou pas
F.F

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