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Eolien offshore : "Le Havre réunit les conditions pour Areva"

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Eoliennes offshore

Le groupe Areva a choisi d'établir au Havre deux sites de production d'éoliennes offshore, l'un pour les pales, l'autre pour les turbines. Un investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros, sans oublier plus de 1000 emplois à la clé. Précisions de Maxime Michaut, porte-parole d'Areva.

L'Usine Nouvelle - Pourquoi le choix du Havre en Seine-Maritime ?
Maxime Michaut - Le Port du Havre réunissait le maximum des conditions du cahier des charges par rapport à ses concurrents, Cherbourg dans la Manche et Dunkerque dans le Pas-de-Calais. Conditions naturelles du port, espace disponible, tissu industriel dense, recherche avec le projet Win, et formation avec le lycée de Fécamp où sont dispensées des formations liées à l’éolien. Si ce projet se concrétise, nous aurons besoin de personnels compétents.

Quel est le contenu de votre projet ?
Deux usines sont programmées pour un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros. Mais il ne pourra être définitivement budgétisé que si nos partenaires sont lauréats de l’appel d’offres gouvernemental pour la construction de cinq plates-formes éoliennes offshore. Nous sommes en effet associés avec GDF-Suez et Vinci pour les sites du Tréport, de Fécamp et de Courseulles-sur-Mer.
Et avec le groupe espagnol Iberdrola pour les plates-formes de Saint-Brieuc et de Saint-Nazaire.

L’une des usines produira des turbines et l’autre des pales, le tout étant assemblé sur place. Les éoliennes seront du même modèle que celles produites à Bremerhaven en Allemagne, là où Areva a installé sa première usine d’éoliennes offshore pour fournir le projet Alpha Ventus. Il s’agit d’éoliennes M 5000, d’une hauteur de 130 mètres, d’une capacité de production de 5 MW.

Quelles retombées en termes d’emplois pour la région et quels marchés visez-vous ?
Selon notre mise en perspectives, ce projet représente 1 000 emplois directs et entre 3 000 et 4 000 emplois indirects pour la région. Nous visons bien sûr, la fourniture des plates-formes éoliennes françaises, mais aussi le marché anglais où de nombreuses plates-formes sont en projet au large des côtes.

Plus largement, notre pénétration de ce marché en Europe avance. Début 2014, nous y aurons en effet 126 éoliennes installées en mer avec différents électriciens pour une capacité de 630 MW.

Propos recueillis par Patrick Bottois

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1 réaction

Karim | 30/09/2011 - 12H25

Tout à fait d'accord avec Areva et GDF Suez. je leur souhaite la meilleur des chances et la pleine réussite dans ce grand projet.

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