[ACTUALISE] - Selon le Figaro du 5 avril, les jeux sont maintenant faits dans l’éolien offshore. Les résultats seront annoncés par Eric Besson, ministre de l'Industrie, en fin de matinée à Bercy. Trois champs pour EDF/Dong/Alstom, un pour Iberdrola/Eole-Res/Areva
C’est la fin du suspense pour les acteurs de l’éolien offshore français. Les lauréats seront connus ce vendredi 6 avril dans le cadre du premier appel d'offres . Selon le site web du Figaro, EDF/Dong/Alstom gagneraient les champs de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Iberdrola/Eole-Res/Areva se verraient attribuer le champ de Saint-Brieuc. Le cinquième champ au Tréport est déclaré infructueux.
GDF-SUEZ grand perdant
Sur ce dernier champ, seul le groupe GDF Suez s’était porté volontaire au côté d’Areva. Le deuxième électricien mondial est une nouvelle fois durement traité par le gouvernement français, en lui refusant l’entrée sur le marché de l’éolien offshore… comme il lui avait, par le passé, refusé l’accès au nucléaire français. Le PDG du groupe Gérard Mestrallet, aux côtés des PDG de Vinci et d’Areva, s’était pourtant rendu en personne au Havre le 26 mars dernier pour une ultime opération séduction et rappeler son engagement de créer 6 000 emplois en France… en vain.
Pour Areva, le résultat n’est pas très positif non plus. Le champion de l’atome s’était engagé à construire deux usines au Havre et à se sourcer à 100 % en France à condition d’être l’équipementier d’au moins deux champs. Le groupe souhaitait construire deux usines, qui auraient accueillis 700 emplois. Le plan industriel d’Areva va maintenant être largement revu à la baisse.
Le dernier déçu est Siemens. Le champion européen de l’éolien offshore, qui a construit 75 % des installations en 2011, n’obtient rien. Il était engagé aux côtés de GDF Suez sur le champ de Saint-Brieuc. Chez le constructeur allemand, on ne cache pas sa déception : "L’appel d’offres n’a pas pris en compte l’expérience de l’équipementier, c’est pour ça qu’en France, c’est l’industriel (NDR : Alstom) qui possède à peine un prototype qui sort en tête"
Quatre usines pour Alstom
Alstom, pour sa part, remplit ces objectifs. En devenant équipementier de trois champs, le groupe de Patrick Kron va pouvoir édifier ses quatre usines à Cherbourg et Saint-Nazaire pour construire son Haliade M5000, dont le premier prototype tourne depuis quelques semaines au Carnet. Outre le marché français, Alstom vient de gagner le droit de se construire une puissante base industrielle pour conquérir des contrats au Royaume-Uni où 32 GW d’appel d’offres sont en cours.
Quelle est la suite maintenant ? L’Etat doit annoncer un second appel d’offres de 3 000 MW et peut-être relancer celui pour le Tréport. Par ailleurs, les lauréats et l’Etat ont maintenant 18 mois pour valider la faisabilité de leur projet et être confirmé comme gagnants.









