Eolien marin : "Un investissement étranger mais une construction française !"
Par Ludovic Dupin - Publié le
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Éolien offshore : naissance d'une filière tricoloreJean-Marc Armitano, le PDG d’Eole-Res co-dirige, avec l’électricien espagnol Iberdrola, l’un des trois consortiums candidats à l’installation de 3 000 MW éolien offshore. Il dévoile son offre remise, ce mercredi 11 janvier, à la Commission de Régulation de l’Energie (CRE).
L’Usine Nouvelle - Sur quelle force repose votre consortium ?
Jean-Marc Armitano - Notre consortium est composé de grands industriels : Iberdrola, Eole-Res, Areva, Technip et Neoen Marine. Iberdrola exploite 13 500 MW d’éolien dans le monde, dont 321 MW en France. Eole-Res, de son côté, exploite 5 000 MW et a été l’un des pionniers du marché britannique. Par ailleurs, en 1999, Eole-Res s’était lancé dans l'élaboration d'un dossier pour la construction d’un parc éolien offshore à Saint-Rémy des Landes (Manche). Nous avons réalisé toutes les démarches administratives pour ce projet. C’est une expérience importante même si l’Etat a finalement annulé ce projet.
Les consortiums concurrents sont menés par EDF et GDF Suez. N’est-il pas handicapant d’être l’offre la moins "française", surtout à quelques mois de l’échéance présidentielle ?
Non absolument pas ! Déjà, nous avons une vraie démarche de développement dans l’industrie française. Nous travaillons avec des industriels français comme Technip et Areva. Ce dernier a d’ailleurs annoncé la construction d’une usine au Havre, en cas de gain de zone de construction. L’investissement est étranger mais la construction sera française ! Par ailleurs, notre candidature est intéressante pour le tissu économique français car, avec Iberdrola, nous sommes présents sur des projets à l’international. Notre collaboration avec des industriels français leur ouvre des portes pour accéder avec des marchés étrangers, en particuliers en Grande-Bretagne. Enfin, l’ouverture du marché français de l’énergie à la concurrence a toujours été observée de près par Bruxelles.
Pourquoi avez-vous choisi d’utiliser la turbine d'Areva ?
Areva est le seul fabricant à posséder aujourd’hui une éolienne de 5 MW qui ne soit pas un modèle papier. Elle tourne déjà. Nous avons fait le choix de travailler avec des constructeurs qui ont déjà des technologies éprouvées, "déverminées"… Par ailleurs, comme un parc de M 5000 (le modèle d’Areva) existe déjà en Allemagne, cela signifie que ce modèle a déjà été financé par une banque. Le financement des investissements à venir sera d’autant simplifié.
Propos recueillis par Ludovic Dupin

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