Eolien marin : 10 candidatures pour 5 sites
Par Astrid Gouzik - Publié le
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Eolien marin : "Un investissement étranger mais une construction française !" Éolien offshore : naissance d'une filière tricoloreLe ministère du développement durable annonce la clôture de la première étape de l'appel d'offres "éolien offshore", le mercredi 11 janvier dans un communiqué. 10 dossiers ont été présentés à la Commission de régulation de l'énergie.
Comme prévu, la CRE a reçu les candidatures attendues ce mercredi 11 janvier. Trois consortiums sont en concurrence pour les cinq sites à attribuer. Dix dossiers ont été remis, confirme le ministère du développement durable, soit une moyenne de deux offres concurrentes par site.
EDF mène le premier consortium avec Dong Energy et WPD, et mise sur les éoliennes Alstom. Le deuxième regroupe Iberdrola et le Franco-britanniques Eole-Res et fera appel à des éoliennes Areva. Enfin GDF Suez double ses chances en s’alliant d’un côté avec Areva, de l’autre avec Siemens.
L'inquiétude allemande
Le même jour, la fédération allemande des machines-outils, qui couvre le secteur des éoliennes a lancé un avertissement contre la tentation du favoritisme dans l'attribution des marchés.
"Nous entendons au niveau européen une grande inquiétude, qui serait que la France crée un précédent en favorisant son industrie" pour les appels d'offres publics, a expliqué un porte-parole de la puissante fédération VDMA.
Certains industriels allemands semblent suggérer que, sous couvert d’imposer la fabrication des éoliennes sur place, Paris privilégie implicitement les sociétés françaises. En effet, selon eux, il n’est pas raisonnable d’exiger d’un industriel qu’il crée une usine dans le pays s’il n’est pas sûr d’amortir son investissement. C’est d’ailleurs ce qui handicaperait Siemens qui refuse de construire une usine, selon le Financial Times.
3 critères de jugement
Aussitôt le gouvernement français récuse. "Il n'y a eu et il n'y aura aucun favoritisme dans cette procédure d'appel d'offres, qui est ouverte, transparente, et non discriminatoire", explique un porte-parole du ministère de l’Energie.
Et de préciser dans un communiqué que seuls compteront 3 critères dans le choix final : la qualité du projet industriel et social (40 % de la note finale), le prix d'achat de l'électricité proposé (40 %), et le respect de la mer et de ses usages (20 %).
1 réaction
JP Lad | 12/01/2012 - 10H36
La France exporte plus que l’éolien ne produit. Le marché d’échange varie en moyenne de 65 à 35 euros le MWh . Un rapide calcul nous montre que le surcoût de la production offshore de cette première tranche serait au minimum pour le consommateur de 865 000 000 d’euros par an (prix de rachat 175 euros, surcoût de 110euros, 30% de taux de charge pour les 3000MW ) ce chiffre doublerait bien entendu après la mise en service de la 2 ème tranche de l’appel d’offre.

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