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Eno retisse un sourcing local

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Publié le

Made in France

Eno retisse un sourcing local
En investissant dans la robotisation de sa ligne d’émaillage, Eno a amélioré la qualité de sa fabrication.

Composants rouillés, pièces à nettoyer, problèmes de qualité… Confronté à une série de coûts imprévus sur des commandes de sous-ensembles passées en Chine, Eno décide en 2013 de rapatrier la fabrication de ses appareils de chauffage dans son usine de Niort (Deux-Sèvres). "Nous avions délocalisé, en 2007, ces appareils très concurrencés par le low cost. Le différentiel de coût de production était d’au moins 30 % avec la Chine, mais sans compter les coûts cachés de la main-d’œuvre, liés à la réception des conteneurs ou au dégraissage des pièces, que nous avions sous-estimés", détaille Laurent Colas, le codirigeant de cette entreprise de 80 salariés, qu’il a rachetée en 2003 avec son ami Antoine Thomas. L’autre problème posé par la production en Chine était la trésorerie. "Nous devions payer avant la fabrication, alors qu’en France, l’usage est de régler plusieurs semaines après la réception. Nous perdions près de 180 jours de trésorerie. Cela a été un élément déterminant pour revenir en France", assure-t-il.

Début 2013, une fois prise la décision de relocaliser, le bureau d’études d’Eno se met à chercher des fournisseurs. Les anciens partenaires sont contactés. Or l’un d’eux, qui produisait les panneaux en acier pour la façade des radiateurs, est espagnol. "Il nous fallait trouver un sous-traitant français, car nous souhaitions obtenir le label Origine France Garantie, comme c’était le cas pour toutes nos planchas, déjà fabriquées à Niort", explique Laurent Colas. Le label, né en 2011, certifie qu’au moins 50 % de la valeur ajoutée d’un produit doivent être acquis dans l’Hexagone. Un long passage en revue des fournisseurs est réalisé afin de connaître leurs lieux de fabrication et d’approvisionnement. Finalement, la PME a retenu le vosgien Gantois pour produire les panneaux de ses radiateurs. "On s’est rendu compte que la plupart des sous-traitants français n’étaient pas plus chers que leurs concurrents et étaient même assez compétitifs", affirme le codirigeant.

Repères

Fabricant d’appareils de cuisson et de chauffage
80 salariés
10 millions d’euros
de chiffre d’affaires
1 usine à Niort (Deux-Sèvres)
3 activités (planchas, appareils de chauffage et appareils de cuisson pour le nautisme)

En relocalisant ses appareils de chauffage en France et en obtenant le label Origine France Garantie, Eno a pu faire un retour chez certains distributeurs français. "Cela a été un argument commercial. Leroy Merlin nous a même demandé de mettre le label en plus gros sur nos emballages, pour répondre à une attente des consommateurs", indique Antoine Thomas, chargé de la partie commerciale et marketing. Le made in France sert aussi à l’export pour les planchas. "Nous avions fait des tests aux États-Unis et au Canada et nous avions reçu un très bon accueil", explique Antoine Thomas. Difficile cependant d’envisager sérieusement l’expérience avec des planchas dont le prix de vente oscille entre 500 et 700 euros en France.

Eno a dû réduire ses coûts de fabrication. Il a fait appel à un cabinet d’études pour optimiser son process, AMS, à Angers. Grâce au soutien de Bpifrance, l’entreprise vient d’investir 500 000 euros dans la robotisation de sa ligne d’émaillage. "Cela nous permet de supprimer le goulot d’étranglement que nous avions sur cette étape manuelle. Nous allons pouvoir passer de quelques dizaines de planchas par jour à quelques centaines, et gagner en qualité de fabrication grâce à une meilleure régularité de l’émaillage", se félicite Laurent Colas. Pour Eno, le maintien du made in France passe aussi par l’automatisation.

Adrien Cahuzac

La vraie bonne idée

Pour obtenir le label Origine France Garantie, Eno a non seulement rapatrié sa production d’appareils de chauffage dans son usine niortaise, mais aussi acheté les principaux composants à des sous-traitants français pour répondre aux critères du label (50 % de la valeur ajoutée acquis en France). Une double relocalisation en somme. Le label, qui existe depuis 2011, appartient à l’association ProFrance, à laquelle adhèrent près de 300 entreprises.

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  • ENO à NIORT (79000)

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