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L'Usine de l'Energie

Engie met de l'ordre dans ses offres de mobilité

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Pour rationaliser ses activités dans la mobilité durable, le groupe a déployé une structure managériale dédiée et multiplie les acquisitions.

Engie met de l'ordre dans ses offres de mobilité
Engie a racheté, en mars, le néerlandais EV-Box pour développer son offre de borne de recharge électrique.

Résumer Engie à un simple énergéticien est de moins en moins vrai. Isabelle Kocher, la directrice générale, nommée il y a à peine un an, le prouve un peu plus à chaque jour. Ce fut notamment le cas en mars, quand elle a annoncé une offre complètement inédite : Elec’Charge, l’installation chez les particuliers d’une borne de recharge adaptée à tous les véhicules électriques. Pour la première fois, la mobilité devenait une offre grand public dans le portefeuille d’Engie.

Ce secteur d’activité n’est pas nouveau pour l’entreprise. Le groupe est en train de structurer nombre de ses offres. « La mobilité verte chez Engie est une activité stratégique qui doit apporter des solutions aux défis de nos clients (particuliers, professionnels et collectivités). Ils veulent des transports moins polluants et plus fluides. Répondre à ces défis est une question de cohérence stratégique pour un groupe qui se veut pionnier du nouveau monde de l’énergie », explique Mathias Lelièvre, le directeur mobilité verte.

Engie a quatre métiers liés à la mobilité. Le premier est presque historique puisqu’il est parent du métier d’électricien. Il s’agit du déploiement d’infrastructures pour les transports publics, à travers des systèmes d’électrification et de signalisation pour les tramways, les trains, bus… Les trois autres sont plus récents. Engie est présent dans le déploiement de carburants alternatifs, à savoir le gaz, le biogaz et l’électricité. Le groupe met aussi en place des systèmes intelligents de transports pour fluidifier les flux en optimisant les feux tricolores, les portiques, les panneaux de signalisation. Enfin, il fournit des outils de simulation urbaine pour mesurer les effets des aménagements routiers.

Au total, ces activités regroupent 2 000 personnes, qui génèrent un chiffre d’affaires de 370 millions d’euros. Quasiment une goutte d’eau pour une entreprise de 150 000 personnes et 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires. « Nous voulons internationaliser nos savoir-faire et nos compétences sur un marché avec un potentiel de croissance énorme », explique Mathias Lelièvre, qui ne fixe pas, pour l’heure, d’objectifs chiffrés.

Une politique d’acquisitions ciblées

Lors de la réorganisation du groupe entamée en 2016, Isabelle Kocher a mis en place des équipes managériales focalisées sur ces sujets. Il s’agit de « business developers » qui voyagent dans le monde entier, dans les différentes entités de l’entreprise. Leur métier est de définir une stratégie, en recensant les offres, en structurant des approches de marché, en écoutant les clients et en comprenant leurs besoins. L’entreprise insiste sur ce besoin d’aller sur le terrain : « Ce n’est pas avec une équipe à Paris que l’on va changer un groupe de 150 000 personnes. On utilise cette équipe dédiée comme un accélérateur de collaboration entre les gens qui savent et ceux qui ont envie de faire », indique Mathias Lelièvre.

Le deuxième moyen mis en œuvre est une politique d’acquisitions ciblées pour pouvoir répondre à certains besoins des clients. En quelques mois, le groupe a ainsi acquis le néerlandais EV-Box, leader européen des systèmes de recharge pour véhicules électriques, afin de pouvoir accélérer le déploiement de ses bornes chez les particuliers et les entreprises. Le groupe s’est aussi emparé du français Siradel, spécialiste de la modélisation 3D des villes et éditeur de logiciels pour le déploiement des réseaux de télécommunications et des smart cities. Enfin, Engie a rejoint Michelin au capital de l’entreprise Symbio FCell, qui développe des piles à combustible pour améliorer l’autonomie des véhicules électriques. Un ensemble d’opérations à des coûts modestes, mais qui permettent d’internaliser des compétences pour élargir le portefeuille de solutions pour la mobilité de demain. 

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