Le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie vient d'autoriser la SNCF à acheter et à revendre de l'électricité. L'opérateur ferroviaire ne devient pas électricien, mais prend en main son approvisionnement en s'exemptant de coûteux intermédiaires. Un enjeu crucial pour l'un des plus gros consommateurs d'électricité en France, avec une facture annuelle de 1 milliard d'euros. Pour y parvenir, la SNCF fait partie du consortium Force Hydro, créé par l'électricien suédois Vattenfall, et auquel participent ArcelorMittal et Rhodia. Le but de Force Hydro est de s'emparer d'une part des barrages hydroélectriques (5 300 MW), dont les concessions seront mises en concurrence dans les années à venir. Pour la SNCF, c'est un retour en arrière. Elle a longtemps possédé la Société hydroélectrique du Midi (Shem), avant de la vendre définitivement à l'actuel GDF Suez en 2007.
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