En redressement judiciaire, Gel Pat peaufine son plan de continuation
Par Colette Goinère (Aquitaine) - Publié le
© Gelpat
Social. Armand Savall met les bouchées doubles. Cet ex-banquier qui a repris en 1998 Gel Pat, à Bussière-Badil (Dordogne), peaufine son plan de continuation. Placée en redressement judiciaire le 6 décembre dernier, la PME, spécialisée dans la pâtisserie industrielle pour les grandes surfaces et les grossistes, produit 1 600 tonnes par an. Gel Pat, qui emploie 92 salariés, a réalisé 8,1 millions d’euro de chiffre d’affaires en 2011. Le passif s’élève à 3 millions d’euros.
C’est en 2007 que la situation de Gel Pat s’est dégradée à cause de la hausse très forte du prix des matières premières. « Nous n’avons jamais pu réajuster nos prix de vente et nous n’avons jamais pu rattraper cette perte d’autant que nous avons subi de nouvelles hausses de matières premières en 2009 et en 2010 », explique Armand Savall. Le plan de continuation qu’il a concocté s’appuie sur une restructuration des charges et produits, qui passe par une réduction d’effectifs : 20 postes seraient supprimés dans l’usine, 4 au sein de la holding.
Ce n’est pas tout. Un plan d’économies a été engagé : le contrat de traitement des effluents a été renégocié. Les produits non-conformes qui sortent de l’usine vont être valorisés, ce qui n’était pas le cas auparavant. Une organisation plus rationnelle de la production est dans les tuyaux. Au final, Gel Pat mise sur 1,1 million d’euros d’économies.
Le 5 mars, Gel Pat se retrouvera devant le tribunal de commerce de Périgueux, lequel validera ou non le plan de continuation d’Armand Savall. Des repreneurs se sont manifestés, notamment l’entreprise périgourdine Martine Spécialités.

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