En Lorraine, tous présents pour défendre la sidérurgie

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Ce 3 octobre, le dernier haut-fourneau mosellan, le "P6" du site ArcelorMittal de Florange (situé sur la commune mosellane de Hayange), spécialisé dans les aciers à très haute valeur ajoutée, a fermé, et ce pour une durée indéterminée. C’est le deuxième et dernier haut-fourneau arrêté cette année dans la vallée de la Fensch, le berceau du fer. L’annonce avait été faite le 8 septembre par le numéro 1 mondial de la sidérurgie.

Samedi dernier, à l'appel de l'intersyndicale d'ArcelorMittal, une manifestation a réuni à Hayange près de 1 500 personnes (1 300 selon la Préfecture), avec à sa tête des élus de tous bords, dont le président UMP du conseil général de Moselle Patrick Weiten, la députée socialiste Aurélie Filipetti, la députée européenne Nathalie Griesbeck (MoDem) et les maires de la Communauté d'agglomération du Val-de-Fensch.

Les commerçants de la vallée, en signe de solidarité, ont aussi baissé leur rideau deux heures dans l’après-midi. A la fin de la manifestation, les syndicats ont posé une plaque symbolique au pied du fourneau "P6", rebaptisant l’endroit "Place de la résistance pour le maintien de la sidérurgie en Lorraine".

Cette fermeture, justifiée par une baisse saisonnière de l'activité, est « conjoncturelle, temporaire et provisoire », a assuré le 9 septembre le directeur du site Thierry Renaudin. Promesse relayée mardi par le ministre en charge de l'Industrie Eric Besson, qui a déclaré espérer un redémarrage du haut-fourneau "pour le début de l'année prochaine".

En attente d'un feu vert bruxellois, un ambitieux projet de captage-stockage de C02 pourrait voir le jour à Florange, pour lequel l'Etat français a prévu 150 millions d'euros dans le cadre des investissements d'avenir, a aussi rappelé le ministre. Un projet qui était déjà en discussion au moment de la fermeture du site de Gandrange (Moselle) il y a deux ans.

L’arrêt du "P6", survenant après la prolongation de l'arrêt du second haut-fourneau de Florange (le "P3"), suscite l'inquiétude des syndicats et des élus, qui craignent que cette dernière fermeture "temporaire" se transforme en fermeture définitive avec la destruction d’un millier d’emplois sur les 3 000 du site. "Le P3 devait redémarrer à la rentrée, ce qui n'a pas été le cas. Au contraire, on nous a arrêté le P6", déplore Edouard Martin, représentant CFDT au comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal.

L'Etat a finalement obtenu, en échange de la validation du plan de chômage partiel présenté par ArcelorMittal, que l'entreprise s'engage sur un programme de maintenance d'un montant de 4,2 millions d'euros.

Catherine Moal, avec l’AFP

 

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