En Inde, les patrons ne veulent plus « d’affaires »
Par Ana Lutzky - Publié le
Pots-de-vin, extorsions de fonds et fraudes en tous genres : les patrons indiens n’en veulent plus.
Des chefs d'entreprise, des juges et des économistes indiens ont adressé mardi une lettre ouverte au gouvernement pour dénoncer l'impact de la corruption sur "le tissu social" du pays, après plusieurs scandales qui ont ébranlé les dirigeants.
La lettre ouverte, qui faisait la une mardi du quotidien Times of India, a été signée par quatorze dirigeants du monde économique et juridique, dont Azim Premji, le fondateur du géant informatique Wipro. Parmi les signataires figurent aussi les dirigeants du constructeur automobile Mahindra and Mahindra, de la banque HDFC ou encore des juges et l'ancien gouverneur de la Banque centrale, Bimal Jalan.
Plusieurs scandales ont éclaté à la fin 2010, notamment dans le secteur télécom. Une vente présumée frauduleuse de licences de téléphonie aurait faire perdre 40 milliards de dollars au pays. Ce scandale a ébranlé le Premier ministre Manmohan Singh, accusé d'avoir fermé les yeux sur la vente orchestrée par son ministre des Télécommunications.

dans la même rubrique
26/05/2012 La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle26/05/2012 Areva tourne vers L’Australie
26/05/2012 Le jurassien Tech Power revisite la signalétique












