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Production/Investissement. Les deux nouvelles lignes de perçage vertical, en cours d’installation à Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône), illustrent la nouvelle politique industrielle du 1er fabricant français de meubles en kit.
Longues de 25 mètres, dotées de préhenseurs six axes, elles bénéficient de têtes numérisées capables de changer l’une des 300 mèches en stock en 5 secondes.
« Nos anciennes lignes de perçage à plat requièrent pour changer d’outil un arrêt d’au moins une heure, ce qui pénalise notre productivité, d’où notre volonté d’acquérir des équipements de ce type beaucoup plus performants», fait remarquer Jacques Culioli, le tout nouveau directeur général du groupe Parisot.
L’investissement s’élève à 1,5 million et s’inscrit dans une enveloppe annuelle de 4 à 5 millions dédiés au site historique du fabricant, vaste de 50 hectares, dont 110 000 mètres carrés d’ateliers, et qui emploie sur place 600 salariés.
« Nous améliorons par ailleurs à hauteur de cinq à six millions par an le parc machines de nos deux autres unités françaises, la Compagnie Française du Panneau (CFP), située à Corbenay, également en Haute-Saône, qui nous fournit 40% de nos besoins en panneaux de particules et, l’usine de Mattaincourt (Vosges), spécialisée dans les meubles de cuisine et de salle de bain », explique le dirigeant.
Un plan stratégique pour l’été prochain
Contrôlée depuis février dernier, à hauteur de 51 % de son capital, par Windhurst Industrie, Parisot commercialise ses productions auprès d’un réseau d’enseignes du meuble : Fly, But, Conforama, Alinea… L’entreprise réalise 250 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 1 500 salariés sur le territoire national.
Elle exploite aussi deux sites industriels en Roumanie, à Bucarest et Sovata, dans le nord du pays, avec un effectif global de 1 000 personnes.
Son engagement dans le « green business » est l’autre axe fort d’une stratégie qui sera affinée dans le courant de l’été. Tous les bois utilisés sont certifiés PEFC. Un ingénieux système de calage des meubles limite le recours au polystyrène lors de l’emballage. Le fabricant a également réduit de moitié l’utilisation de colle et économise la rotation de 1 000 camions à l’année grâce à une palettisation à deux étages.
Son point faible tient à l’exportation qui ne représente que 12 % de l’activité, mais fait partie des priorités du nouveau mangement désireux d’atteindre à terme 30 % des ventes à l’étranger.
Entretien avec Jacques Culioli, directeur général du groupe Parisot
"Multiplier les petites séries tout en restant compétitif"
Pour continuer à se développer, le groupe Parisot doit-il s’adapter sur le segment du meuble en kit ?
Il est indispensable que nous le fassions et rapidement, car nos gammes qui, il y a une décennie, bénéficiaient d’une durée de vie de six ans, n’en ont plus que trois aujourd’hui. Demain, ce sera deux années, voire moins. Cette évolution de la consommation du meuble, qui suit des effets de mode, nous oblige à adapter notre conception et revoir nos process de fabrication. Pour le seul site de Saint-Loup-sur-Semouse, berceau du groupe en Haute-Saône, nous devons renouveler chaque année plus du tiers de nos références. Ce qui oblige et obligera Parisot d’un point de vue industriel à être capable de multiplier les petites séries tout en restant compétitif.
Comment se situe le marché du meuble ?
Il atteint en France, avec le matelas, une dizaine de milliards d’euros par an. À l’intérieur, le meuble meublant et les meubles de salle de bain comme de cuisine, où nous nous situons, pèsent 55 % des ventes. Ce marché est mature et varie en positif ou négatif que de quelques pour cent. Ce qui frappe depuis une quinzaine d’année, tient à la baisse régulière du meuble massif, patrimonial, dont on héritait de génération en génération, au profit du meuble en kit dont on change plus souvent comme un élément de décor de la maison. Un phénomène qui s’explique par les possibilités de reventes plus faciles, offertes par des sites spécialisés ou des magasins de négoce dédiés à cet effet.
Avez-vous les moyens de vos ambitions ?
Avec pour actionnaire de référence le groupe Windhurst Industries qui a un réel dessein pour Parisot, je peux répondre oui sans hésiter. En outre, nous possédons une force de frappe inestimable. Nous employons sept designers et nos bureaux d’études techniques et d’ingénierie industrielle comptent près de 80 personnes. Sans oublier, bien sûr, les cinq personnes du studio photo, récemment rénové pour 200 000 euros, capables de travailler en ligne les catalogues de nos distributeurs en réalisant 500 ambiances par an.
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