En Espagne, Pernod Ricard renonce à Ambrosio Velasco
Le 02 juillet 2010 par Yann Le Houelleur
Le groupe de vins et spiritueux français a vendu cette société à une autre maison viticole espagnole, Ambrosio Velasco, poursuivant sa politique de cession d’actifs non stratégiques afin de contribuer à la réduction de son désendettement.
Pour un montant de 33,1 millions d’euros, le groupe Pernod Ricard a cédé Ambrosio Velasco, l’une de ses implantations en Espagne, à Diego Zamora. Entre autres breuvages, Ambrosio Velasco produit Zoco, une liqueur à base de baies des bois. Cette société avait réalisé un chiffre d’affaires de 9,3 millions d’euros (exercice comptable à cheval sur 2009 et 2009).
Diego Zamora, quant à lui, a enregistré un CA de 69 millions d’euros en 2009. Il a pour fer de lance, dans son portefeuille de marques, la Licor 43 qui est commercialisée dans plus de 60 pays en Europe et dans les Amériques. Autre champion de ventes du nouveau propriétaire d’Ambrosio Velasco : Villa Massa, une liqueur de citron élaborée en Italie.
ENDETTEMENT DU A L'ACHAT D'ABSOLUT
Quelle est la raison de cet abandon d’Ambrosio Velasco par Pernod Ricard? Le communiqué diffusé par le co-leader mondial des vins et spiritueux n’y fait aucune allusion. Mais le quotidien économique espagnol Expansion croit savoir qu’une telle opération s’inscrit dans «le programme de désinvestissements du français à la suite de l’acquisition de la vodka Absolut, Vin & Sprit. Le 3 avril 2008, Pernod-Ricard avait déboursé la somme fabuleuse de 5,6 milliards d’euros pour mettre la main sur cette marque prestigieuse vendant chaque mois 91 millions de caisses.
Semblable acquisition avait fait déborder la coupe de l’endettement de Pernod Ricard qui, depuis, s’est désengagé de toutes sortes d’affaires jugée non stratégiques dans plusieurs pays.
La dette financière nette de Pernod Ricard est estimée à 9, 8 milliards d’euros en 2010, comme on peut s’en rendre compte en consultant le site Boursorama ( www.boursorama.com).
VA-T-IL CONSERVER DOMECQ BODEGAS ?
Toujours en Espagne, ainsi que le relève Expansion, se pose la question de savoir si Pernod-Ricard finira par se délester d’une importante maison viticole tombée dans son escarcelle en 2005, à savoir Domecq Bodegas. Parmi les plus importants producteurs de vin de la Rioja, celui-ci avait réalisé un CA de 256 millions d’euros en 2008. L’année suivante, le groupe français a caressé l’espoir de vendre Domecq Bodegas, mais il n’y est pas parvenu, ajoute Expansion.
Ce journal ajoute que «l’idée de conserver Domecq ne s’inscrit pas dans la stratégie de Pernod-Ricard qui consiste à miser sur des marques en pleine croissance dans des pays tels que l’Australie et la Nouvelle Zélande.»

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