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En attendant Flins, Renault utilisera des batteries asiatiques

Par Astrid Gouzik - Publié le

La marque au losange a délégué la fabrication de batteries électriques à son partenaire Nissan. Pour ce faire, Renault va construire une usine à Flins, dans les Yvelines, qu'il louera au constructeur automobile japonais. Mais les premières pièces ne devraient en sortir qu'en 2014... Trop tard pour la commercialisation de sa Zoe !

"L’entité 'véhicule électrique' reste un produit de l’alliance Renault-Nissan. Mais les batteries seront fabriquées par Nissan en France, à Flins", précise-t-on chez le constructeur français, ce lundi 14 novembre. Dans ce cadre, aucune délocalisation de la production n’est prévue. Renault reste propriétaire de l’usine française, Nissan en sera seulement locataire.

"Le première pierre de cette nouvelle usine sera posée au premier trimestre 2012", assure le constructeur français. La fabrication des batteries, quant à elle, démarrera en 2014. Un peu tard pour la Zoe dont la commercialisation est prévue pour mi 2012.  "En attendant  les batteries produites par Nissan à Flins, nous utiliserons des pièces coréennes fabriquées par LG et AESC, le joint venture de Nissan Motor et Nec Corporation."

Des changements stratégiques qui ne sont pas pour plaire à Christian Estrosi, député-maire de Nice. Aussitôt l’information révélée en fin de semaine dernière, l’ex-ministre de l’Industrie dégainait contre les dirigeants de Renault. Dans un communiqué, il interprète rapidement cette décision comme "ahurissante" et dénonce le mensonge permanent des dirigeants de la marque au losange. 

"J'explique que Carlos Ghosn avait pris des engagements très forts envers le président de la République et moi pour favoriser le 'Fabriqué en France'. Je constate, une nouvelle fois, que cet engagement n'est pas tenu", ajoute Christian Estrosi. Si Renault tient sa promesse en maintenant la production sur le territoire national, ni le calendrier, ni le montage financier ne seront tenus.

En effet, l’entreprise a décidé de se passer du fonds stratégique initié par les pouvoirs publics pour les entreprises porteuses de croissance et de compétitivité. "Comment peut-on accepter que cette entreprise française décide de se passer de l’aide du fonds stratégique d’investissement aux motifs qu’elle veut avoir plus d’indépendance ?", s’insurge alors Christian Estrosi.

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