EN 2023, UN CANAL DÉSENGORGERA LE DÉTROIT DU BOSPHORE
Par OLIVIER COGNASSE - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3238
Dans « Fantôme d'Orient », Pierre Loti évoquait « la silhouette incomparable de Stamboul ». Depuis, la ville, avec ses 13 millions d'habitants et les 50 000 navires qui franchissent chaque année le détroit du Bosphore, a grossi. L'asphyxie menace. Pour éviter la congestion et la multiplication des accidents entre la mer Noire et la mer de Marmara, le Premier ministre turc Erdoan vient de lancer le projet d'un canal d'une cinquantaine de kilomètres sur la rive européenne de l'ancienne Constantinople. D'une largeur de 150 mètres et d'une profondeur de 25 mètres, il devrait absorber un trafic quotidien de 160 gros cargos et tankers. En campagne électorale, le Premier ministre a fixé l'ouverture du canal à 2023, année du centenaire de la République turque. L'annonce survient après les lancements de grands projets à Istanbul, dont un tunnel ferroviaire, un aéroport, un port et deux villes nouvelles. Pour les entreprises de BTP, Istanbul, c'est Byzance...











