En 2009, Oséo resserre les crédits aux PME
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leChez Oséo aussi, l'heure est à la crise. Fini les grandes déclarations de 2008 sur les crédits disponibles pour aider les PME innovantes à grandir.
En 2009, sur les activités de crédit et de garantie, le bras armé de l'Etat pour le financement des PME fera au mieux aussi bien qu'en 2008. Surtout, le budget Innovation est ramené à 500 millions d'euros après avoir atteint exceptionnellement 800 millions euros en 2008, suite à l'intégration de l'Agence pour l'innovation industrielle (AII). Pour l'aide aux PME, Oséo ne dispose plus que de 340 millions d'euros, dont seulement 20 % sous forme de subventions, contre 460 millions d'euros en 2008. Et pour le nouveau programme ISI (innovation stratégique industrielle), qui sert notamment à financer les projets de l'ex AII - dont trois sont encore bloqués à Bruxelles - et les projets des nouvelles entreprises de taille intermédiaire ou ETI (250 à 5 000 salariés), l'enveloppe a été ramenée à 160 millions d'euros, contre 273 millions l'année précédente. Et plus aucune action spécifique en faveur d'une filière en difficulté n'est prévue, comme ce fut le cas l'année dernière pour les sous-traitants de l'aéronautique.Du coup, pour 2009, Oséo ne s'engage qu'à faire comme en 2008, voir moins. Les 5 200 entreprises qui ont bénéficié d'une aide directe à l'innovation l'année dernière, ne seront a priori pas plus de 5 000 cette année. En revanche, Oséo est bien décidé à promouvoir son site www.capital-pme.oseo.fr après des contribuables soumis à l'ISF qui préfèrent troquer leur impôt contre un investissement dans une PME. Un tour de France est même prévu. « En à peine un mois et demi, le dispositif avait permis à un millier de contribuables de placer en moyenne 20 000 euros chacun et à des PME de lever en moyenne 120 000 euros », précise François Drouin, PDG d'Oséo.
En revanche, Oséo n'a toujours pas récupéré la gestion du fonds interministériel unique (FUI) des pôles de compétitivité, qui devait lui revenir au 1er janvier 2009. « Le projet n'est pas abandonné, mais nous avons préféré prendre le temps de sécuriser ce passage et que tout soit clair entre les différentes missions et produits gérés par Oséo », explique-t-on au ministère de l'Economie et des Finances. Le contrat d'objectif, qu'Oséo doit signer ce vendredi avec ses ministères de tutelle, devrait entériner les choses.
Aurélie Barbaux

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