Embarqué : Intel met 624 millions d'euros sur la table pour Wind River
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Soucieux de se renforcer sur de nouveaux segments, le fondeur américain va s'offrir Wind River Systems, l'un des ténors des logiciels embarqués pour les téléphones mobiles, l'aérospatial ou l'automobile...
Intel continue d'avancer ses pions dans l'embarqué afin de compenser le ralentissement de son activité sur son coeur de métier des processeurs pour serveurs et stations de travail. Deux mois après son alliance avec TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company), visant à offrir ses processeurs basse consommation Atom sur de nouveaux marchés dans l'embarqué, le fondeur américain vient de jeter son dévolu sur son compatriote Wind River Systems, l'un des principaux éditeurs de logiciels embarqués, connu notamment pour son système d'exploitation propriétaire VxWorks, ses plate-formes Linux, ses middleware (intergiciels) et ses outils de développement et de test.L'opération, qui s'élève à environ 884 millions de dollars (624 millions d'euros) et a déjà été approuvée par tous les membres du conseil d'administration de Wind River Systems, devrait être finalisée cet été.
Mobile, aérospatial, automobile...
A cette date, l'éditeur californien Wind River (1 600 salariés et 359,7 millions de dollars de chiffre d'affaires l'an dernier) deviendra une filiale à part entière d'Intel. Créée en 1981, l'entreprise sera, selon Intel, au coeur de sa stratégie de croissance « hors des segments de marché traditionnels des PC et des serveurs ». Le groupe espère en effet renforcer sa présence sur les segments des logiciels pour mobiles, des terminaux multimédia grand public et des systèmes embarqués pour les secteurs de l'automobile, de la défense ou de l'aérospatial. Des domaines où Wind River revendiquent des milliers de clients, parmi lesquels des noms prestigieux comme Alcatel-Lucent, BMW, Boeing, Bombardier Transportation, Eurocopter, Mitsubishi ou encore Motorola.
Le rapprochement devrait aussi aider Intel à optimiser les logiciels de Wind River pour les architectures de ses propres processeurs, et donc lui permettre de marcher un peu plus sur les plates-bandes de concurrents comme ARM, Via, Freescale Semiconductor ou TI (Texas Instruments). Mais le fondeur se veut rassurant et précise que la compatibilité des solutions de Wind River avec les produits de ses concurrents perdurera. Dans un communiqué, Ken Klein, PDG de Wind River, affirme que sa société « continue de s'engager à fournir des solutions pour de multiples architectures matérielles ». Des promesses en l'air ? L'avenir le dira.
Christophe Dutheil
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