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L'Usine des Matières premières

Embargo sanitaire sur la volaille française au Maroc, des mesures d'exemption pour les poussins reproducteurs

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L'influenza aviaire a des conséquences sur de nombreux marchés à l'export de la France dont le Maroc, où un embargo sanitaire est instauré. L’Office marocain de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a mis en place néanmoins de mesures spéciales pour poursuivre l'importation des poussins reproducteurs de France. Ceux-ci représentent 60% des besoins marocains. Le Maroc est par ailleurs indemne de contamination, indique l'ONSSA.

Embargo sanitaire sur la volaille française au Maroc, des mesures d'exemption pour les poussins reproducteurs
Le Maroc à travers son organisme de veille sanitaire l'ONSSA, a mis en place une nouvelle procédure d'importation des poussins d'Europe
© D.R.

"Suite à l’apparition de cas d’influenza aviaire hautement pathogène en France en novembre dernier (sérotype H5N1, H5N2 et H5N9), l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits alimentaires (ONSSA) a pris les mesures préventives nécessaires afin d’éviter l’introduction de cette maladie sur le territoire national. Ces mesures ont consisté principalement en la suspension provisoire de toute importation de volailles et des produits dérivés à partir de la France", a indiqué un communiqué de l'organisme marocain ce 28 janvier.

A cela néanmoins une exception : les poussins reproducteurs car l'approvisionnement du secteur avicole marocain à partir de la France représente plus de 60% de ses besoins de la filière chérifienne.

L'ONSSA a mis en place pour cela une nouvelle procédure d'importation des poussins d'Europe suite à l'apparition de cas d'influenza aviaire hautement pathogène en France en novembre dernier (sérotype H5N1, H5N2 et H5N9) indique un communiqué des autorités marocaines daté du 28 janvier.

De nouveaux modèles de certificats sanitaires ont été validés avec les autorités vétérinaires officielles des pays exportateurs notamment la France, les USA, le Royaume Uni et l’Espagne. Ceux-ci exigent notamment, en plus des analyses de laboratoire, que les élevages exportateurs se trouvent dans des zones indemnes situées à moins de 100 km de tout foyer d’influenza aviaire.

A leur arrivée au Maroc, les lots de poussins "sont soumis aux analyses complémentaires et restent sous la surveillance des vétérinaires privés mandatés encadrant ces unités et sous le contrôle des services vétérinaires", indique aussi l’ONSSA.

Selon les chiffres des douanes françaises, les exportations de viande de volaille de la France vers le Maroc sont très faibles. Elles s’élèvent à seulement 189 000 euros sur les 11 premiers mois de l’année 2015.

Les expéditions de volailles vivantes (poussins essentiellement) et œufs sont, elles plus importantes, elles se chiffrent de même source et sur la même période à 7,3 millions d’euros. Le Maroc à travers son organisme de veille sanitaire l'ONSSA, a mis en place une nouvelle procédure d'importation des poussins d'Europe

Par ailleurs, concernant la situation sanitaire au Maroc : "aucun cas d’influenza aviaire hautement pathogène n’a été détecté au Maroc" même si "des cas de mortalités ont été signalés dans quelques fermes de poulet de chair", indique l'ONSAA pour qui « les analyses ont détecté la présence d’un "virus du groupe des Influenzas Aviaires Faiblement Pathogènes (IAFP) qui reste facile à maîtriser grâce aux mesures sanitaires de mise et qui ne constitue aucune menace pour le consommateur"

Un plan de contrôle sera mis en oeuvre "en concertation avec la profession avicole", il consistera en une cartographie des élevages atteints, leur mise sous surveillance, le renforcement des mesures de biosécurité et la vaccination préventive des élevages de reproducteurs et de pondeuses.

Le Maroc produit environ 600 000 tonnes de volaille de chair par an, compte plus de 50 couvoirs et 6 000 élevages de type intensif. La consommation de volaille per capita est d'environ 20 kg par an.

N.D.

 

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