Electronique asynchrone : Tiempo récolte 5 millions d'euros
Le 29 juin 2009
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Spécialisée dans la conception de circuits intégrés asynchrones ultra-faible consommation, la jeune pousse grenobloise vient de réussir une deuxième levée de fonds. L'objectif : enrichir son offre et développer sa présence à l'international.
Après avoir réussi une première levée de fonds de 1,1 million d'euros auprès des fonds Schneider Electric Ventures et Emertec Gestion en 2007, la jeune société grenobloise Tiempo, spécialisée dans les composants électroniques asynchrones, vient de récolter cinq millions d'euros supplémentaires. Ses investisseurs historiques ont participé au deuxième tour de table, rejoints par les fonds Viveris Management et Oddo Private Equity. De quoi aider Tiempo à « compléter son portefeuille de produits », confie Serge Maginot, son président, qui ajoute que la firme espère aussi s'implanter aux Etats-unis et au Japon d'ici le premier semestre 2010.
Créée en 2007 par Serge Maginot (ex-directeur R&D de l'éditeur de CAO électronique Synopsys) et Marc Renaudin (professeur à Grenoble INP et chercheur au laboratoire Tima), Tiempo commercialise des blocs de composants électroniques ultra-basse consommation (des cœurs de microcontrôleur et des crypto-processeurs pour l'instant). La firme développe aussi un logiciel de CAO-électronique ou de synthèse, permettant aux utilisateurs de « s'approprier » les composants, voire de les « modifier eux-mêmes ». Ses clients sont des fabricants de semi-conducteurs, qui intègrent ces blocs « IP » (« Intellectual property » ou propriété intellectuelle) dans leurs circuits.
Composants asynchrones
L'intérêt des composants asynchrones ? « Nous concevons des circuits imprimés sans horloge », explique Serge Maginot, « ce qui permet de limiter certaines opérations de synchonisation et d'offrir des composants ultra-faible consommation ». Pour quels usages ? « Ce type de circuits intégrés a un grand intérêt pour les réseaux de capteurs autonomes, par exemple pour des systèmes permettant de collecter ou de mesurer la consommation d'énergie avec une très faible source d'alimentation », précise-t-il. « Ils peuvent aussi être utilisés pour des capteurs anti-intrusion ou des détecteurs de fumée ».
Enfin, dans le cadre du projet Astec (pour « Asynchronous technology for low power & secured embedded systems ») du pôle de compétitivité Minéalogic, Tiempo teste actuellement des prototypes de circuits intégrés très basse consommation avec Cyberfab (un spécialiste de la télémédecine ) et TracEdge (un spécialiste de la cartographie). Ces circuits intégrés devraient notamment équiper les capteurs utilisés dans le monde médical.

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