ELECTROMECANIQUEMeunier monte en puissanceMeunier s'est taillé la première place sur le marché français des groupes électrogènes face à Caterpillar. En trente ans, cette entreprise bretonne s'est imposée. Par l'innovation et une présence commerciale soutenue. Aujourd'hui, elle affronte l'exportat...

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2448

ELECTROMECANIQUE

Meunier monte en puissance

Meunier s'est taillé la première place sur le marché français des groupes électrogènes face à Caterpillar. En trente ans, cette entreprise bretonne s'est imposée. Par l'innovation et une présence commerciale soutenue. Aujourd'hui, elle affronte l'exportation.

Nous ne pourrons plus espérer prendre de nouvelles parts de marché, déclare Guy Coisnon, P-DG de SDMO, la filiale groupes électrogènes de Meunier, qui va prochainement investir 45millions de francs dans une usine ultramoderne. Implantée à Brest, où se trouve le siège social du groupe, elle fabriquera à partir du premier trimestre 1995 la nouvelle gamme des générateurs modulaires. D'une puissance comprise entre 1 et 5 000kVA, ils devraient couvrir tous les créneaux du marché. Les groupes électrogènes de SDMO portent le développement du groupe. En 1993, ils ont généré 1,1milliard du 1,4milliard de francs de chiffre d'affaires de Meunier. Ils sont commercialisés sous les marques SDMO et Aman. Créée en 1936 par le grand-père de François Meunier, l'actuel président du directoire, l'entreprise brestoise n'a cependant pas abandonné son métier d'origine: la mécanique. Elle réalise ainsi 300millions de francs de chiffre d'affaires dans la conception et la production de machines spéciales pour l'agro-alimentaire. Depuis 1988, elle est aussi présente dans la réparation navale civile avec la Sobrena (180millions de francs de chiffre d'affaires). Si 1993 a été difficile pour ce chantier brestois, l'exercice en cours s'annonce meilleur, avec quinze projets de carénage déjà en portefeuille. Concentré sur son savoir-faire, ce très discret groupe à capitaux familiaux est passé en deux générations du stade artisanal à celui d'un ensemble fort de 1200collaborateurs répartis entre quinze usines dans l'ouest de la France. Meunier, qui réinvestit ses bénéfices (30millions de francs en 1993) a su maîtriser son développement avec un endettement de 80millions de francs, pour 250millions de fonds propres. Cela devrait lui donner les moyens de ses ambitions internationales.





Les 4 clés de la réussite

1. Concentration de son savoir-faire sur l'électrogène. Lancée en 1961, cette activité place aujourd'hui Meunier au premier rang français.

2. Qualité des services. Chaque année, 500revendeurs et techniciens sont reçus en stage à Brest.

3. Réinvestissement systématique des bénéfices. Début 1994, les réserves des filiales ont été transformées en capital.

4. Une direction soudée réunissant le petit-fils du créateur et deux cadres dirigeants installés aux postes clés.



Le défi de la mondialisation

Face à la saturation du marché français, Meunier est contraint d'accélérer son développement avec la réalisation de 70% de ses ventes à l'étranger à moyen terme. Une politique ambitieuse et coûteuse qui passe par la création de filiales commerciales. Meunier est déjà implanté en Grande-Bretagne et en Espagne. Il possède 40% du capital de la société d'un importateur à Singapour. L'Europe de l'Est sera son prochain terrain de manÏuvres. Il y affrontera notamment l'allemand Deutz et l'irlandais Wilson.

Le choix des groupes modulaires

SDMO vient de lancer la gamme Génération 2000. Caractéristique principale: la modularité. L'objectif est de répondre au maximum de configurations d'installations rencontrées: des produits standards pour le particulier aux centrales d'énergie de 1850kVA. Il s'agit de réduire les encombrements (jusqu'à 30%) en intégrant dans la structure pièges à sons et systèmes d'échappement.

Une équipe de direction soudée

Albert Meunier (au centre), entouré de ses principaux collaborateurs.De gauche à droite: François Meunier (président du directoire), Jean Constance, Guy Coisnon et Jacques Lossec.

Représentant de la famille Meunier, qui contrôle 92% du capital du groupe, François Meunier, 40ans, ingénieur Ensta, préside le directoire.

Les deux principales divisions - mécanique, réparation navale et groupes électrogènes - sont pilotées par Jean Constance, 56ans, Arts et Métiers, et Guy Coisnon, 53ans, des hommes du sérail entrés respectivement en 1966 et 1969 dans cette entreprise familiale, dont ils possèdent aujourd'hui 8%

du capital.





USINE NOUVELLE - N°2448 -

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