EDF vante son nucléaire aux jeunes

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EDF - Energy Day
© D.R - EDF

Pour attirer les futurs jeunes ingénieurs, EDF leur décrit l’efficacité et la sûreté de son parc électronucléaire.

A l’occasion  de son Energy Day 2012, jeudi 4 octobre 2012, EDF a présenté ses métiers aux étudiants. Parmi la série de conférences, l'énergticien français a évoqué "le nucléaire après Fukushima" par la voix d’Hervé Machenaud, le directeur exécutif production et ingénierie et Olivier Lamarre, le directeur adjoint de la division production nucléaire. Les deux hommes-clé de l’atome français n’ont pas hésité à réaffirmer vertement la puissance et la sûreté du parc français, dans la période post-Fukushima.

"Le nucléaire sûr existe et c’est la responsabilité des exploitants", lâche d’entrée Hervé Machenaud. Il dénonce le modèle d’exploitants qui pilotent des réacteurs qu’ils n’ont pas conçu. Une affirmation d’autant plus forte qu’EDF a été au cœur de la conception de l’ensemble du parc nucléaire français.

Cependant, il reconnait aussi que Fukushima a apporté sa contribution à la sûreté. "Nous n’avions pas imaginé la perte simultanée de toutes les sources d’électricité", reconnait-il. La cause qui a entrainé la fusion partielle de plusieurs des cœurs de la centrale japonaise.

Pour Olivier Lamarre, les examens demandés par l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) et l’Union Européenne ont poussé la sûreté dans ses retranchements : "Nos centrales avaient prévu le presque improbable. Et on nous demande maintenant de résister à l’improbable".

C’est un objectif auquel EDF serait prêt à répondre par le biais d’importants travaux. A titre d’exemple, il décrit le cas du site de Gravelines (Nord) qui compte six réacteurs. EDF serait maintenant capable de répondre à un incident grave sur chacune des six unités en même temps.

Au sujet de la centrale de Fessenheim (Bas-Rhin), Olivier Lamarre rappelle que la doyenne du parc français a reçu son autorisation de continuer pour dix ans. "Notre conviction est que Fessenheim est très sûre. Une fermeture n’est pas une décision technique", tranche-t-il, en faisant allusion à la l’annonce du président de la République de fermer la centrale en 2016.  Pour Hervé Machenaud, "il ne faut pas faire de guerre de religion entre les pro et les anti-nucléaires".

Coïncidence, cette conférence se tenait le jour où le commissaire Günther Oettinger a rendu son rapport sur les stress tests européens. Il juge les 145 réacteurs du Vieux Continent à un niveau satisfaisant de sûreté. Mais il évoque aussi d’importantes marges de progression,… y compris sur les 58 réacteurs français.

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2 réactions

deck614 | 08/10/2012 - 09H39

Le nucléaire sera plus sur, pour sûr, quand chaque centrale sera dotée d'une cellule de crise avec air filtré (qui évite de porter un masque quand on doit se parler en réunion), cantine ou salle pour se restaurer, ou simplement eau courante, et dans un bâtiment correctement placé dans l'enceinte de la centrale. Autrement dit, quand EDF aura admis que les accidents, cela n'arrive pas qu'aux autres.

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PaiShan | 06/10/2012 - 02H03

Le propos peut en effet être relativisé et moins calqué sur la politique du tout nucléaire française qui a sévi pendant des années. Le « post-Fukushima nuclear stress test report » émis par Bruxelles cette semaine ne va pas augmenter la confiance du public dans le nucléaire : 25 milliards € de travaux sont nécessaires pour atteindre les plus hauts standards de sécurité.

Ceci devrait booster les autres sources d’énergie en Europe, y compris le charbon. Il faut espérer que ce sera aussi le cas pour les énergies renouvelables et pour la « transition énergétique » vers un système global de production, stockage, transport et distribution intelligent (Smart Grid) dans une démarche de politique durable. Nos ingénieurs, économistes et politiques devraient pouvoir s’entendre sur un projet français dans le sillage des travaux conduits par Bruxelles depuis 5 ans dans lequel le nucléaire a sa place bien sûr (avec les plus hauts standards de sécurité).

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