EDF et E.ON sécurisent leur approvisionnement électrique
Le 05 janvier 2010 par Ana Lutzky
En finalisant leur accord, les deux groupes sécurisent de manière croisée des capacités de production entre la France et l'Allemagne. Par ailleurs, E.ON devient le seul maître à bord de la SNET.
EDF, sa co-entreprise allemande EnBW et E.ON ont finalisé les accords signés le 30 septembre 2009 sur des échanges de droits de tirage et d'actifs de production électrique entre la France et l'Allemagne. Un accord passé sous la houlette de Bruxelles.
Echange croisé de capacités nucléaires et thermiques. Concrètement, EnBW acquiert un droit de tirage d'énergie nucléaire de 800 MW en Allemagne issu du portefeuille nucléaire d'E.ON; obtient la participation majoritaire détenue par E.ON dans la centrale charbon de Rostock, (soit une puissance de 256 MW) ainsi qu'un droit de tirage de 159 MW sur la centrale charbon de Buschhaus. " Ces capacités de production s'ajoutent à celles qu'EnBW avait déjà acquises auprès d'E.ON en mai 2009 dans les centrales de Lippendorf (445 MW) et de Bexbach (79 MW). Au total, EnBW dispose ainsi de 1740 MW de capacité de production supplémentaire en Allemagne, " précise le communiqué d'EDF.
En contrepartie, E.ON acquiert un droit de tirage nucléaire de 800 MW en France à partir des droits de tirages historiques dont dispose EnBW sur la production nucléaire d'EDF.
Une gageure alors que le président de la République Nicolas Sarkozy a lors de ses vœux aux travailleurs de la Saint-Sylvestre, indiqué qu’il prendrait « très bientôt » des décisions pour améliorer l’approvisionnement en électricité de la France, particulièrement dépendante des importations en période hivernale. En raison de la vague de froid, la Bretagne a de nouveau été placée hier en alerte rouge. La limite technique d'importation d'electricité aux frontières est de 9000 MW. Pour repousser cette limite, de nouveaux câbles d'interconnexion aux frontières devraient être implantés.
EON, seul maître à bord de la SNET. Parallèlement, EDF et Charbonnages de France ont finalisé la cession à E.ON de leurs participations dans la SNET, à hauteur respectivement de 18,75% et 16,25 %. Le n°1 de l'électricité en Allemagne devient donc l'unique actionnaire de la SNET, troisième électricien français.

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