EDF : des résultats en nette hausse grâce aux renouvelables

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Le groupe français producteur d'électricité EDF a dévoilé des résultats semestriels supérieurs aux attentes. Une performance qu'il a attribué à la maîtrise de ses coûts et à ses activités dans les énergies renouvelables.

EDF a publié le 31 juillet des résultats semestriels en nette hausse, ce qui lui a permis de confirmer ses objectifs pour 2012 et jusqu'en 2015.

Sur le semestre écoulé, le géant français de l'électricité (détenu à 84 % par l'Etat) a enregistré un bénéfice net part du groupe de 2,7 milliards d'euros, en hausse de 4,6 %, ainsi qu'un bénéfice net courant (hors éléments exceptionnels) en progression de 10,3 % à 2,9 milliards, pour un chiffre d'affaires en augmentation de 8,2 % à 36,2 milliards.

C'est plus que prévu par les analystes, qui tablaient, selon des estimations médianes compilées par le groupe, sur un résultat net courant de 2,59 milliards et un chiffre d'affaires de 35,1 milliards.

"Nous faisons mieux qu'attendu parce que nous avons fait porter un effort sur nos coûts", a expliqué lors d'une conférence téléphonique le directeur financier, Thomas Piquemal, invoquant également une forte progression de la contribution de la filiale dédiée aux énergies renouvelables (éolien, solaire...), EDF Energies Nouvelles.

Les résultats du semestre ont de plus bénéficié d'une hausse de la production d'hydroélectricité, grâce au temps très pluvieux observé en France ce printemps.

Cela a en partie compensé une baisse de la production du parc nucléaire, en raison d'une forte hausse des arrêts programmés mais également d'une augmentation des arrêts fortuits, c'est-à-dire des pannes.

Par ailleurs, la vague de froid qui avait sévi cet hiver dans l'Hexagone et provoqué des records de consommation de courant début février a eu un impact négatif de 108 millions d'euros sur les performances du groupe, lié à la forte hausse des tarifs de gros de l'électricité qu'elle a entraînée.

Dans la foulée, EDF a confirmé ses objectifs 2012 avec un dividende "au moins stable" cette année, malgré une production nucléaire française qui n'est plus attendue qu'autour de 415 térawattheures (TWh), contre 420 à 425 TWh auparavant.

EDF a de plus maintenu ses perspectives financières sur la période 2011-2015. Elles incluent une hausse de 4 à 6 % par an en moyenne de l'excédent brut d'exploitation (Ebitda), une hausse de 5 à 10 % par an en moyenne du résultat net, un taux de distribution aux actionnaires compris entre 55 et 65 %, et une dette nette inférieure à 2,5 fois l'Ebitda.

A la recherche d'une solution aux surcoûts des renouvelables...

En parallèle de l'annonce de ses résultats, EDF a dit chercher une solution au problème du déficit grandissant de la CSPE, une taxe sur les factures d'électricité qui est "très loin de couvrir les charges qu'elle est censée compenser, à cause de l'envolée du coût des énergies renouvelables", a souligné le PDG Henri Proglio lors d'une conférence téléphonique mardi matin.

Outre les problèmes que ces non-compensations font peser à EDF, forcé de financer à ses frais ce déficit, le groupe appelle les pouvoirs publics à "maîtriser cet élément" pour ne pas alourdir outre mesure les factures des consommateurs d'électricité.

Henri Proglio souhaite que ces discussions soient menées en parallèle du grand débat sur la transition énergétique que le gouvernement lancera à la rentrée et espéré qu'elles seraient cette année.

"Il faut que ces négociations se tiennent dans des délais beaucoup plus courts et avec des cas d'application précis, et donc condui(sent) à des décisions, je le souhaite, assez rapides. Elles ont lieu actuellement et se continueront pour une décision avant la fin de l'année", a-t-il expliqué.

Il avait notamment défendu ces derniers mois l'idée de faire peser une partie de la CSPE sur les filières pétrolière et gazière, fortement émettrices de CO2, et pas uniquement sur la consommation d'électricité. La CSPE est passée successivement de 4,5 à 7,5 euros le mégawattheure au 1er janvier 2011, puis à 9 euros en juillet 2011 et 10,5 euros au 1er juillet 2012.

... et de nouveaux partenaires pour ses projets nucléaires en Grande-Bretagne

EDF, qui a pris une longueur d'avance dans la relance de l'atome au Royaume-Uni, avec l'acquisition en 2009 de l'exploitant nucléaire British Energy, projette de construire en tout quatre réacteurs de type EPR outre-Manche, dont le premier est censé entrer en service fin 2018-début 2019.

EDF s'est déjà allié pour ces projets à l'énergéticien britannique Centrica. Le groupe français lui a revendu 20 % de British Energy en 2009 et le partenaire devrait participer à ce même niveau aux projets de nouvelles centrales britannique d'EDF.

"L'objectif d'EDF a toujours été et reste de contrôler les opérations, le projet (...) mais ceci ne nécessite pas obligatoirement que nous soyons à 80 % dans ce projet. C'est pourquoi nous envisageons la possibilité d'ouvrir un petit peu plus le capital de ces projets, en trouvant de nouveaux partenaires", a déclaré Thomas Piquemal, le directeur financier de l'électricien français, lors d'une conférence téléphonique sur les résultats semestriels du groupe.

"Nous réflechissons aux meilleures formes de financement et à la meilleure façon d'attirer ces nouveaux partenaires. Nous avons lancé un processus avec un conseil sur ce sujet", a-t-il ajouté.

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1 réaction

zelectron | 31/07/2012 - 10H37

EDF peut se vanter de continuer à écraser de sa masse financière pharaonique sa concurrence française en balisant toutes les opportunités tous secteurs confondus en ne laissant que des miettes aux rares PME qui se sont risquées sur ses quasi monopoles (exception faite de SUEZ-GDF qui joue au même jeu avec des moyens très puissants)

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