Ederna concentre les ingrédients naturels
Par THÉRÈSE BOUVERET - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3271L'industrie agroalimentaire et les cosmétiques sont avides de concentrés de produits naturels, mais souhaitent y retrouver toutes leurs propriétés. « Evapeos, notre technologie d'évaporation, répond à cette problématique. Fondée sur le principe d'évaporation osmotique, elle fonctionne à température ambiante et pression atmosphérique. Ainsi, elle ne dégrade pas les molécules thermosensibles comme le font les systèmes d'évaporation fonctionnant sous vide à des températures supérieures à 60 °C. Notre technologie permet d'augmenter de 25 % la concentration en vitamine C des concentrés de jus de fruits », explique Fabrice Gascons Viladomat. Ce jeune entrepreneur a créé Ederna en 2007, après une thèse au laboratoire de génie et microbiologie des procédés alimentaires à l'Inra de Versailles-Grignon et un post-doc au laboratoire de génie chimique de l'université Paul-Sabatier de Toulouse. Hébergée depuis 2009 au Centre Pierre Potier de l'Oncopôle toulousain (sur le site de l'ancienne usine AZF), la start-up a reçu le soutien financier d'Oséo (210 000 euros) et de l'Incubateur Midi-Pyrénées (70 000 euros de prêt). Sa technologie est en test chez des utilisateurs tels que Nestlé ou Pierre Fabre. À ce jour, plusieurs industriels sont intéressés pour la licencier. « Nous avons lancé, courant 2011, un kit permettant à nos clients de tester l'Evapeos à petite échelle. Ce kit rencontre un vrai succès et devrait déboucher sur des projets de plus grande envergure en 2012 », souligne le dirigeant. La société, qui a triplé son chiffre d'affaires en 2011, vient de réaliser une levée de fonds de 100 000 euros auprès de Pléiade Venture et envisage un second tour de 2 millions d'euros en 2012 pour financer une plate-forme de production d'ingrédients exploitant sa technologie propriétaire.
Fabrice Gascons Viladomat a conçu une technologie d'évaporation qui concentre des produits d'origine naturelle. Le principe : faire s'évaporer l'eau de ces produits pour récupérer les composants naturels à travers une membrane perméable aux gaz, mais imperméable aux liquides, grâce à un agent extractant non toxique et non polluant.
À lui seul, le marché mondial des produits de beauté naturels et biologiques a atteint près de 9 milliards de dollars en 2011, selon une étude réalisée par Organic Monitor.











