Eau de process : Siemens veut 20% du marché en France
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Pour conquérir le marché de l'équipement destiné au procédé de l'eau en France, la division « Water Technologies » de l’ingénieriste Allemand s’appuie sur sa division dédiée à l’industrie. Son principal argument : le guichet unique.
La France est le deuxième marché européen de l’eau de procédés. Une donnée qui n’a pas échappé à Siemens qui veut prendre pied sur ce marché, occupé principalement par Veolia et Suez. L’objectif défini par Siemens est ambitieux : 20% de part de marché en valeur, soit environ 30 millions d’euros d’ici à 2013. Pour atteindre cet objectif, le directeur Europe de Siemens Industry, Van Aerde, met en avant de nombreux arguments : « Notre premier levier est la forte présence que représente les 8000 personnes de Siemens Equipment auprès des industriels. Un second est la présence de Siemens dans 192 pays, ce qui nous permet d’aider les grands comptes et entreprises moyennes à étendre leurs implantations. Enfin, nous avons une chaîne de valeur unique depuis la fabrication de nos produits jusqu’à leur mise en œuvre et maintenance. Siemens fournit un seul point de contact au client qui n’a ainsi pas besoin de s’adresser à des tiers. »
Réduire les coûts et économiser l'eau
Ses clients, Siemens veut les recruter sur les cinq principaux domaines industriels : boisson et agro-alimentaire, industrie chimique et pétrochimique, pharmaceutique, électricité et semi-conducteurs et énergie solaire. « Chacun de ces marchés est équivalent pour nous, explique Van Aerde. Nos solutions phares sont adaptables aux exigences des clients. Les industriels sont très soucieux de la qualité de l’eau. » Techniquement, Van Aerde met en avant la solution S 3, un procédé unique qui permet de réaliser de l’eau ultra pure en évitant la recirculation, donc en réduisant les coûts énergétiques tout en évitant la prolifération bactériologique. Ou encore la solution 3NI. Adapté à tous les secteurs, chaudière haute et basse pression, cette technique réduit les coûts opérationnels, et baisse la consommation de produits chimiques.
Cette expertise, Siemens l’a acquise au fil des ans, principalement par les rachats il y a cinq ans de US Filter et plus récemment de Labo-Eco en Belgique et SG Water en Allemagne, ou encore d’autres filiales présentes sur ce marché, et ce depuis 150 ans pour certaines d’entre elles. Aujourd’hui, la division mondiale Water Technologies dispose de 6000 salariés ventilés sur 179 sites, a effectué 200 000 installations et déposé 2100 brevets… Ses dépenses en R&D sont aussi assez importantes : 5 et 6% du CA.
En première référence, Siemens Water Solution avance en France une mise en œuvre au sein de la centrale Emile Huchet opérée par E-ON et le chimiste Ineos. Premiers d’une longue série pour Olivier Van Aerde qui souligne que la division eau va créer 100 emplois d’ici à 2013 pour appuyer son activité. Laquelle s’étendra dans un deuxième temps au dessalement grâce à un nouveau procédé et plus tard, dans le traitement des eaux usées, « On ne peut pas arriver un marché en développant toute la compétence, on doit prouver que nous sommes un acteur de choix et ouvrir la vanne à long terme », conclut Van Aerde.

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