EADS protégé des difficultés de financement des banques
Par Barbara Leblanc - Publié le
Le président exécutif du groupe Louis Gallois assure le 10 octobre que la trésorerie d’EADS est très positive, malgré la crise financière actuelle.
A l’occasion du lancement du cercle de réflexion La Fabrique de l’Industrie, Louis Gallois affirme que son groupe n’est pas impacté par les difficultés rencontrées par les banques françaises à trouver des financements en dollars. Son groupe ne dépend pas des banques, assure-t-il. Une manière de répondre aux craintes exprimées ces derniers jours sur le financement des avions par les banques européennes.
L’action du groupe avait chuté par exemple le 22 septembre sur le marché parisien en raison de la crainte d’un effet domino sur les constructeurs aéronautiques des difficultés de refinancement en dollars des banques françaises. En 2010, les banques ont compté pour 31% environ dans le financement des transactions aéronautiques.
"Pour le moment, les banques françaises ont des problèmes de financement des ventes d'avion" aux compagnies aériennes et "les banques étrangères prennent le relais, ce sont celles qui disposent de dollars", précise le patron d’EADS. Il assure que cette situation ne se traduit pas par une pénurie pour EADS. "Nous, on sait faire face", souligne-t-il.
Prêt à financer
Malgré tout, il se dit prêt à faire un certain effort de financement des ventes, mais "dans un cadre raisonnable". Lors de la crise de 2008 et 2009, le groupe avait fixé un plafond à un milliard d’euros par an. Plafond qui n’a jamais été atteint, selon lui.
"Notre métier n'est pas d'être banquiers. On peut le faire dans certaines circonstances. On peut dans les périodes difficiles accroître notre effort, mais il y a une limite qu'il ne faut pas dépasser", affirme le patron.
Revenant sur la crise financière et de la dette en Europe, il évoque une situation financière très instable. Et il incite les politiques à prendre des décisions aussi vite que possible, "parce que toute incertitude alimente à la fois des craintes et des spéculations".

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