Dossier

EADS-BAE : genèse d'une fusion... avortée

EADS négocie une fusion avec le britannique BAE Systems

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Tom Enders président d'EADS
© L'Usine Nouvelle

Les deux groupes précisent que les discussions sont encore en cours et que rien n’est encore finalisé.

Les discussions entre le consortium européen EADS et le groupe anglais spécialisé dans l’aéronautique seraient bien avancées en vue d’une fusion, selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg.

"BAE Systems et EADS confirment qu'ils sont en discussions à propos d'un possible rapprochement de leurs activités", a confirmé un communiqué commun aux deux groupes ce 12 septembre.

EADS, la maison-mère d’Airbus, Eurocopter, Astrium et Cassidian, un des leaders européens dans les domaines de l'industrie aéronautique et spatiale, étudie une transaction qui laisserait à l’anglais BAE Systems son indépendance envers le marché américain.

La nouvelle entité serait détenue à 60% par les actionnaires d'EADS et à 40% par ceux de BAE, et EADS prévoit de verser 200 millions de livres (250 millions d'euros) de dividende exceptionnel à BAE en cas de fusion, confirme un proche du dossier à L'Usine Nouvelle.

Les deux groupes comptent par ailleurs attribuer des "golden shares" dans le nouveau groupe aux gouvernements français, allemand et britannique afin de "remplacer l'action existante au profit du gouvernement britannique dans BAE et le pacte d'actionnaires dans EADS", nous confirme-t-on.

"Ce projet a pour ambition de créer le groupe leader mondial dans l'aérospatiale, la défense et la sécurité", confie un proche du dossier. Une nouvelle entité capable de rivaliser avec le géant américain Boeing ? C'est ce qui semble se profiler si les négociations aboutissent à une fusion.

Une complémentarité des portefeuilles d'activité

Les atouts d'EADS et de l'ancienne British Aerospace : leur solidité et leur diversification. Mieux encore, des portefeuilles d'activité très complémentaires. EADS tire sa force de l'aviation commerciale, avec son fer de lance Airbus ; BAE Systems se place en tête dans les activités de défense.

Autre force : leurs implantations et zones de croissance dans le monde se complètent. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie, l'Inde et l'Arabie Saoudite réussissent à BAE, quand EADS s'impose en leader en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.

Le communiqué commun aux deux groupes précise qu'un accord final n’a pas encore été trouvé entre les deux parties. "Tout accord sur un éventuel rapprochement devra être préalablement approuvé, entre autre, par le conseil d’administration d’EADS. Il n’y a aucune certitude quant à la réalisation de cette opération", indique le communiqué.

Tom Enders, le président d'EADS, a refusé de se livrer à tout commentaire lors de son passage sur le salon aéronautique de Berlin ILA aujourd'hui.

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2 réactions

gerardc27 | 13/09/2012 - 10H56

Ca c’est une énorme nouvelle à même de relancer la construction européenne dans son ensemble. Décidément les Anglais sont à l’image des américains, très pragmatiques. Après être sortis du géant EADS à 20 %, ils y rentrent à nouveau et avec force : 40 % du nouvel ensemble. Si je compte bien les français et les allemands auraient 30 % chacun. In fine cela montre surtout que les Anglais avaient des ambitions sur EADS, mais attendaient surtout un dirigeant à poigne capable de dire non aux intérêts français et de faire taire les craintes allemandes. Je ne suis pas loin de penser que les anglo-saxons souhaitent mettre la main sur ce groupe qui désormais leur fait de l’ombre. Le loup serait-il dans la bergerie ?

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Gerard R | 12/09/2012 - 21H40

Ce n'est pas une bonne nouvelle pour les acteurs actuels d'EADS ce genre de projets de fusion car s'il ont connait un peu les anglo-saxonx, ils feront tout pour couler les projets porté à l'origine par EADS pour leur propres intérets d'ailleurs ils le disent.
Avec 40%, ils seront l'actionnaire majoritaire et tireront la couverture a eux. C'est la mort de toute volonté d'indépendance de l'Europe vis a vis du systeme aéronautique anglo/US. D'ailleurs le gouvernement britannique a bien prévenu qu'il allait défendre ses intérêts donc cela annonce la mort de l'aéronautique europeéenne continentale pour un alignement sur la stratégie d'un BAE majoritaire.

C'est triste de voir un des rare fleuron issu d'accord entre partenaire européen jetté en pature à BAE.
Adieu Ariane, Airbus, Eurocopter, Astrium. Les français vont encore se retrouver les cocus de l'histoire en donnant ses bijoux et se retrouver sans rien et dirigé par des anglo-saxon. C'est une décision criminelle pour les fleurons français.

Si les GB veulent rejoindre EADS alors ils n'ont qu'a devenir un partenaire simple et non pas avec pouvoir de détruire toute décision non favorable à BAE. Par définition cela annonce la mort d'EADS et de tous les intérets français car il y a fort a parier que les allemand vont nous faire cocu avec les anglais

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