Les négociations pour la fusion EADS/BAE sont-elles dans l’impasse comme vient de l’affirmer l’AFP ? Difficile de le savoir. La seule certitude : la plus grande confusion règne autour de ce dossier.
Il y a encore moins de 24 heures l’entourage d’EADS se montrait confiant pour lever les derniers obstacles afin d'aboutir à un accord soit avant la date butoir soit quelques jours après seulement. Le seul point dur restait l’interrogation sur l’entrée ou non de l’Allemagne dans le capital de la nouvelle société. L’information de l’AFP évoquant des négociations dans l’impasse, devrait donc faire réagir le groupe EADS qui pourrait préciser l’état d’avancement des négociations.
Selon des sources proches des pourparlers, qui se sont confiés à l’AFP ce 5 octobre, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne se disputeraient la répartition du capital de la future coentreprise.
L'Allemagne entend monter au capital de la future société au même niveau que la France, soit 9%. Quant à la Grande-Bretagne, elle accepterait ce modèle sous condition. La France devrait alors s’engager par écrit à ne pas prendre de parts dans le groupe Lagardère, qui a l’intention d’en vendre à moyen terme. Pour l’heure, la France refuse cet accord.
EADS et BAE ont jusqu’au 10 octobre pour annoncer au régulateur britannique leur accord de fusion ou pour demander un délai supplémentaire.
"Il reste quelques jours mais je ne sais pas combien de fois encore ils veulent se réunir", a déclaré une source industrielle.
Les pourparlers ont eu lieu ce jour par vidéo-conférence entre les conseillers du président François Hollande, de la chancelière Angela Merkel et du Premier ministre David Cameron.
"Ils font la démonstration de l'Europe qui ne fonctionne pas au lieu de l'Europe qui fonctionne c'est-à-dire EADS, et fonctionnerait encore mieux avec BAE Systems", a-t-elle ajouté.









