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EADS-BAE : genèse d'une fusion... avortée

EADS- BAE : fusion, négociations et... confusion

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BAE Systems siège Australie
© BAE Systems

Les négociations pour la fusion EADS/BAE sont-elles dans l’impasse comme vient de l’affirmer l’AFP ? Difficile de le savoir. La seule certitude : la plus grande confusion règne autour de ce dossier.

Il y a encore moins de 24 heures l’entourage d’EADS se montrait confiant pour lever les derniers obstacles afin d'aboutir à un accord soit avant la date butoir soit quelques jours après seulement. Le seul point dur restait l’interrogation sur l’entrée ou non de l’Allemagne dans le capital de la nouvelle société. L’information de l’AFP évoquant des négociations dans l’impasse, devrait donc faire réagir le groupe EADS qui pourrait préciser l’état d’avancement des négociations.

Selon des sources proches des pourparlers, qui se sont confiés à l’AFP ce 5 octobre, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne se disputeraient la répartition du capital de la future coentreprise.

L'Allemagne entend monter au capital de la future société au même niveau que la France, soit 9%. Quant à la Grande-Bretagne, elle accepterait ce modèle sous condition. La France devrait alors s’engager par écrit à ne pas prendre de parts dans le groupe Lagardère, qui a l’intention d’en vendre à moyen terme. Pour l’heure, la France refuse cet accord.

EADS et BAE ont jusqu’au 10 octobre pour annoncer au régulateur britannique leur accord de fusion ou pour demander un délai supplémentaire.

"Il reste quelques jours mais je ne sais pas combien de fois encore ils veulent se réunir", a déclaré une source industrielle.

Les pourparlers ont eu lieu ce jour par vidéo-conférence entre les conseillers du président François Hollande, de la chancelière Angela Merkel et du Premier ministre David Cameron.

"Ils font la démonstration de l'Europe qui ne fonctionne pas au lieu de l'Europe qui fonctionne c'est-à-dire EADS, et fonctionnerait encore mieux avec BAE Systems", a-t-elle ajouté.

 

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2 réactions

gerardc27 | 09/10/2012 - 12H12

Qui se souvient encore des « queues blanches » d’A 300 en attente hypothétique d’être vendus sur le tarmac de Blagnac dans les années 70 . A cette époque il a fallu toute la volonté (et la prise de risque qui va avec) de la filière « aéro » française pour encore croire à l’EUROPE face au déjà géant « BOEING » . Alors maintenant que ça performe chez EADS les allemands non présents au capital et les anglais voulant nous refourguer un BEA Systems en perte de vitesse ont beau jeu de revendiquer plus que leur part du gateau . L’EUROPE a besoin de maîtrise d’œuvre et de volonté visionnaire. Et seuls un Etat peut garantir une stabilité, une sérénité et surtout une caution financière propre à initier les plus belles réussites. A ce jeu je gage que la France aura à cœur de préserver ses intérêts et de prendre toute sa place.

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deck614 | 08/10/2012 - 18H04

L'Europe qui fonctionne, c'est l'Europe qui résiste à l'hégémonie des USA sur la production d'avions militaires pour l'export. BaE s'est développé en se glissant dans le marché US et en se modelant "US-compatible" pour avoir droit à des programmes rentables là-bas. Que se passera-t-il quand les autorités US diront aux commerciaux de BAE: "si vous voulez nous vendre un radar, il faut laisser tomber les avions (par exemple) de transport militaire dans tel pays"? Pire : quand les USA nous diront: laissez tomber tel ou tel programme européen, ou vous n'aurez plus de marché de pièces aux USA? En gros: BaE dépend des USA, que sera "EADS-BaE", surtout sans programme d'équipement militaire européen car sans subsides? Le Business, cela commence quand il y a de la demande sur le marché, pas forcément quand on a marié les 2 plus riches du village.

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