E.ON et Hydrocop s'allient pour viser l'hydroélectrique français
Publié lePARIS/FRANCFORT (Reuters) - L'allemand E.ON et Hydrocop Concessions, un groupement de huit petits distributeurs français d'énergie, ont annoncé lundi s'allier en vue de décrocher les concessions hydroélectriques que la France déciderait d'ouvrir à la concurrence.
E.ON cherche à étendre sa présence dans les énergies renouvelables depuis que l'Allemagne a annoncé son retrait du nucléaire. Le groupe prévoit de dépenser 7 milliards d'euros en ce sens sur les cinq prochaines années.
A la demande de Bruxelles, la France se prépare de son côté à ouvrir à la concurrence un secteur dominé jusqu'ici par EDF en lançant des appels d'offres pour le renouvellement des concessions de dix centrales hydroélectriques.
Les appels d'offres devaient initialement se faire au cas par cas entre 2010 et 2013, et les concessions être attribuées entre 2013 et 2015. Mais aucun des processus d'appels à candidature n'a encore débuté.
"Nous avons du retard", a commenté une porte-parole du ministère de l'Ecologie, ajoutant que le ministère était en train de recruter des consultants pour finaliser les cahiers des charges.
L'Union européenne a demandé à la France d'ouvrir 20% de ses centrales hydroélectriques à la concurrence. Les concessions devant être renouvelées se situent dans les Alpes, les Pyrénées et le centre de la France.
La capacité hydroélectrique de la France, qui atteint quelque 23.500 MW, est aujourd'hui gérée par EDF - qui exploite 85% des installations du pays - et GDF Suez, qui a dit vouloir accroître sa part de marché dans le secteur.
Muriel Boselli et Christoph Steitz, Natalie Huet pour le service français, édité par Jean Décotte
Les articles liés :
Les ambitions d’E.on pour les barrages hydroélectriques français
Le groupe énergétique allemand E.on fourbit ses armes en préparation de la remise en concession d’une partie des barrages hydroélectriques français. Il va annoncer cette semaine son association avec le groupement d’entreprises locales de […]
Air France: la prime de 400 000€ pour l'ex patron fait débat
Vendredi, le projet d'octroyer une prime de non-concurrence de 400.000 euros à Pierre-Henri Gourgeon, l'ancien DG d'Air France a été vivement critiquée par le syndicat aérien Unsa et le député UMP Bernard Carayon. Le syndicat incite […]
la Grèce et l'euro : les pistes envisageables
Tandis que certains responsables européens semblent déterminés à conjurer une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, le sujet n'est plus un tabou et est ouvertement évoqué par d'autres, exaspérés par l'impasse politique dans le […]

dans la même rubrique
26/05/2012 La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle26/05/2012 Areva tourne vers L’Australie
26/05/2012 Le jurassien Tech Power revisite la signalétique












